forum-religions: la maison d'Inès
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Le permis d'enfanter

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Le permis d'enfanter Empty Le permis d'enfanter

Message par Invité le Mar 29 Mai - 0:14

Il y a quelques mois j'avais commencé cette histoire. Je voulais faire un genre de science fiction avec un monde où les naissances sont ultra réglementées et avec les dérives de l'hyper contrôle des familles. J'avais penser aussi faire une sorte de "résistance" qui aiderait les femmes qui ne sont pas autorisées à avoir des enfants à les mettre au monde et les cacher. Ce serait une façon romancée d'aborder plusieurs problèmes : d'abord le contrôle social, mais aussi mettre l'accent sur le hasard d'une naissance avec des nouveau "sans papier" et enfin avec les enfants cachés, je voulais faire un clin d’œil aux enfants juifs cachés pendant la 2GM, et aux héros qui ont risqué leur vie pour ces innocents. Bon je vous propose le tout début du texte. Avis, commentaires, idées, reproches, ect... Je suis à l'écoute de tout! lol




Le permi d'enfanter.


Kimberley,
De longues boucles rousses qui tombent en cascade sur une chute de rein tatouée. Kim trimballe sa silhouette nonchalante entre les murs de son appartement. Comme le soleil filtre à travers les rideaux pour éclairer ce tableau dans la douceur du matin, JMI se dit qu'il a réussi sa vie.
Une tasse de café à proximité, son ordinateur sur les genoux, de son balcon il regarde sa compagne choisir une robe légère et l'enfiler. Elle aime jouer à l'ignorer et il se ravit de la voir interpréter pour lui la diva magnifique.  

- C'est prêt demande-t-elle en prenant place en face de lui.
La brise que la mer rapporte jusqu'à leur terrasse, la surprend de fraicheur. La fraicheur n'est pas le froid, le froid elle l'a connu dans les bas fond de son enfance. Et c'est dans l'appartement luxueux de JMI qu'elle combat la misère aujourd'hui. Elle n'aura plus jamais froid, elle voudrait qu'aucun enfant n'ait plus jamais froid.

- Il est prêt ton texte, redemande t-elle.
Elle est vive, impatiente, parfois sanguine, il traine à répondre, réfléchit, modère ses propos et l'âge ne joue pas pour lui.
- Tiens, lis le, dit-il en tournant vers elle l'écran de l'ordinateur.
- Oh, non ! Lis pour moi, j'ai à peine dormi cette nuit, je veux regarder la mer. Dans une heure je dois rejoindre mon équipe pour retravailler ma présentation du texte de loi prévue mercredi. Lis moi ton texte que je sache un peu ce qu'en dit la presse.

Kimberley rit, et quand elle rit, sa voix tombe en cascade comme ses cheveux. Ses doigts vernis enlacent une tasse de chocolat chaud, son regard se perd très loin sur la mer. Elle écoute. Elle écoute toujours attentivement, c'est comme ça qu'elle a appris. Quand on l'a retirée de sa famille, elle avait treize ans. Elle est entrée en foyer pour enfant placé comme on sort la tête de l'eau. Elle avait un bureau, des feuilles que personne ne jetait à travers la pièce, des stylo qui écrivaient bien, et chaque matin, elle pouvait de nouveau partir à l'école. Elle a écouté et elle a appris. Certains enfants étaient durs, elle l'était plus qu'eux, certains faisaient peur, elle les effrayait encore plus, certains savaient mentir, elle le faisait toujours mieux. Petite elle avait du être forte, plus grande, elle a appris à devenir instruite. Aujourd'hui elle est députée.
JMI est journaliste, ou bien il l'a été. Il est parton de presse, parce que c'est ici que le pouvoir se joue. Est ce qu'il aime l'argent ? Est ce qu'il aime se pavaner et se faire flatter ? Rien de tout cela. Ce qu'il aime, il le partage avec Kim. Il l'a aimée en un instant, quand il a vu dans ses yeux qu'elle brûlait du même feu. Ils ont le même combat, ils éradiqueront un jour la misère. Et ce combat se gagnera avec le PE.

- Alors tu me le lis ton édito sur le Permis d 'Enfanter!
- Je n'en ai fait qu'une relecture. Tu connais Julien, je lui dis oui ou je lui dis merde. Il ne retravaille jamais un texte à ma demande.
- Julien est un con, tu devrais écrire tes édito toi-même, ils seraient bien meilleurs.
- Julien est un homme brillant avec un caractère de merde. Je suis content de l'avoir, c'est important de lui laisser sa liberté d'écriture.
- Tu ne crois pas toi même à ce que tu dis, tu as déjà viré trois éditorialistes !
- Ils étaient mauvais, ils ne pensaient pas comme moi.

C'est JMI qui rit et tout de suite, le rendu est bien différent. Il incarne malgré lui la classe dominante, la satisfaction, l'homme blanc vieillissant, ce fameux pouvoir. C'est pourtant lui qui a accompagné Kim marche après marche, qui lui a donné la clef des portes trop dures à enfoncer.
Kim l'aime, aime le voir rire, aime le voir se battre, elle admire son aplomb, sa patience, sa tendresse aussi quand il est avec elle. Il fallait bien être le jour et la nuit pour mener un combat qui prendra des décennies et qui usera toutes leur forces.
Alors demande Kim, tu le lis ce texte ? Ou bien je devrais utiliser mes armes pour l'obtenir...


Edito :
Le permis d'enfanter est-il une forme d'Eugénisme ?


à suivre...   ^^





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Message par gaston21 le Mar 29 Mai - 17:43

De l'émotion, de l'imagination, de la poésie, une écriture "bien tournée", mais un sujet bien difficile. Que serait maintenant la Chine si Mao n'avait pas pris la décision d'un enfant unique par couple? Et que de drames à venir si on ne règle pas d'urgence la démographie dans de très nombreux pays? L'Inde, 1,25 milliard d'habitants...Les indiens en sont conscients; alors, on pratique le "foeticide"! On supprime les filles à la naissance! Aujourd'hui les jeunes gens cherchent désespérément des filles pour créer un ménage; le recensement montre qu'il en manque 65 millions pour retrouver un équilibre entre les sexes.
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Message par Invité le Mer 30 Mai - 11:31

C'est une question sensible. Et je ne compte pas l'aborder de façon manichéenne en ne prenant parti que pour un point de vue.
Comme je l'ai déjà dit, je travaille en psychiatrie et tu te doutes bien qu'il y a beaucoup de parents qui ne sont pas en état de s'occuper de leur enfants. Donc j'ai énormément écouté de récits de parents séparés de leur enfants. Je suis assez lucide pour savoir que ces enfants sont souvent en danger immédiat pour leur sécurité. Mais aussi souvent pour leur construction émotionnelle, là il y a tout de même un point remarquable c'est que même les "bons parents" peuvent être un danger. J'ai aussi accompagné des jeunes femmes enceintes, dont les enfants sont placés dès la naissance ou encore des jeunes couples qui savent ne pas avoir la possibilité d'avoir d'enfants à cause de la surveillance des services sociaux. J'ai le bon rôle car je ne fait que de la réhabilitation et pas de contrôle, ni de pouvoir décisionnel mais je sais qu'il en faut et je comprends bien comme la situation est délicate.
Je vais utiliser une situation réelle pour alimenter ma réflexion, il faut juste que je m'attelle a écrire sérieusement, je suis devenue très flemmarde Very Happy

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Message par Tatonga le Mer 30 Mai - 14:00


Je ne sais pas si tu as fait exprès, Amandine, lol mais tu as réussi à créer deux personnages, ce qui est extrêmement difficile.
Quand je dis personnages, je veux dire que tu n'as pas fait parler deux individus sans visage. On a bien affaire à deux personnages bien vivants qui, d'après ce que tu en dis et ce que tu leur fais dire, révèlent leur personnalité, leurs traits de caractères, leurs sentiments... Ils sont réels.
Tu as brossé aussi de petits tableaux, ouvert des fenêtres sur l'extérieur pour situer la scène et révélé par petites touches l'intime complicité des deux amis. C'est difficile à dire quand on ne maitrise pas le vocabulaire des critiques littéraires, mais tout cela est bien réussi.
Il doit être douloureux d'écrire et en même temps très passionnant.
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Message par Invité le Mer 30 Mai - 14:23

Non, je ne fais pas exprès parce que je suis stupide Rolling Eyes
Tatonga, même lorsque tu fais un compliment tu réussis à être odieux lol
Tu as beaucoup de chance que je t'aime malgré tout !!!

Cependant, ton retour enthousiaste me motive à retourner m'y atteler Wink

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Message par Invité le Mer 4 Sep - 23:00

Ce texte était en rade, j'en partage un autre bout, ça va peut-être me motiver à poursuivre

Je remets le premier chapitre avec car je crois l'avoir modifié un peu mais il ne faut pas se forcer à le relire, ni a lire le suivant d'ailleurs Very Happy


L'histoire a écrit:La frontière.


Kimberley,


De longues boucles rousses qui tombent en cascade sur une chute de rein tatouée. Kim trimballe sa silhouette nonchalante entre les murs de son appartement. Comme le soleil filtre à travers les rideaux pour éclairer ce tableau dans la douceur du matin, JMI se dit qu'il a réussi sa vie.
Une tasse de café à proximité, son ordinateur sur les genoux, de son balcon il regarde sa compagne choisir une robe légère et l'enfiler. Elle aime jouer à l'ignorer et il se ravit de la voir interpréter pour lui la diva magnifique.  
- C'est prêt demande-t-elle en prenant place en face de lui.
La brise que la mer rapporte jusqu'à leur terrasse, la surprend de fraicheur. La fraicheur n'est pas le froid, le froid elle l'a connu dans les bas-fonds de son enfance. Et c'est dans l'appartement luxueux de JMI qu'elle combat la misère aujourd'hui. Elle n'aura plus jamais froid, elle voudrait qu'aucun enfant n'ait plus jamais froid.
- Il est prêt ton texte, redemande-t-elle.
Elle est vive, impatiente, parfois sanguine, il traine à répondre, réfléchit, modère ses propos et l'âge ne joue pas pour lui.
- Tiens, lis-le, dit-il en tournant vers elle l'écran de l'ordinateur.
- Oh, non ! Lis pour moi, j'ai à peine dormi cette nuit, je veux regarder la mer. Dans une heure je dois rejoindre mon équipe pour retravailler ma présentation du texte de loi prévue mercredi. Lis-moi ton texte que je sache un peu ce qu'en dit la presse.
Kimberley rit, et quand elle rit, sa voix tombe en cascade comme ses cheveux. Ses doigts vernis enlacent une tasse de chocolat chaud, son regard se perd très loin sur la mer. Elle écoute. Elle écoute toujours attentivement, c'est comme ça qu'elle a appris. Quand on l'a retirée de sa famille, elle avait treize ans. Elle est entrée en foyer pour enfant placé comme on sort la tête de l'eau. Elle avait un bureau, des feuilles que personne ne jetait à travers la pièce, des stylo qui écrivaient bien, et chaque matin, elle pouvait de nouveau partir à l'école. Elle a écouté et elle a appris. Certains enfants étaient durs, elle l'était plus qu'eux, certains faisaient peur, elle les effrayait encore plus, certains savaient mentir, elle le faisait toujours mieux. Petite elle avait dû être forte, plus grande, elle a appris à devenir instruite. Aujourd'hui elle est députée.
JMI est journaliste, ou bien il l'a été. Il est parton de presse, parce que c'est ici que le pouvoir se joue. Est ce qu'il aime l'argent ? Est ce qu'il aime se pavaner et se faire flatter ? Rien de tout cela. Ce qu'il aime, il le partage avec Kim. Il l'a aimée en un instant, quand il a vu dans ses yeux qu'elle brûlait du même feu. Ils ont le même combat, ils éradiqueront un jour la misère. Et ce combat se gagnera avec le PE.
- Alors tu me le lis l’édito de ton journal sur le Permis d’Enfanter!
- Je n'en ai fait qu'une relecture. Tu connais Julien, je lui dis oui ou je lui dis merde. Il ne retravaille jamais un texte à ma demande.
- Julien est un con, tu devrais écrire tes édito toi-même, ils seraient bien meilleurs.
- Julien est un homme brillant avec un caractère de merde. Je suis content de l'avoir, c'est important de lui laisser sa liberté d'écriture.
- Tu ne crois pas toi-même à ce que tu dis, tu as déjà viré trois éditorialistes !
- Ils étaient mauvais, ils ne pensaient pas comme moi.
C'est JMI qui rit et tout de suite, le rendu est bien différent. Il incarne malgré lui la classe dominante, la satisfaction, l'homme blanc vieillissant, ce fameux pouvoir. C'est pourtant lui qui a accompagné Kim marche après marche, qui lui a donné la clef des portes trop dures à enfoncer.
Kim l'aime, aime le voir rire, aime le voir se battre, elle admire son aplomb, sa patience, sa tendresse aussi quand il est avec elle. Il fallait bien être le jour et la nuit pour mener un combat qui prendra des décennies et qui usera toutes leurs forces.
Alors demande Kim, tu le lis ce texte ? Ou bien je devrais utiliser mes armes pour l'obtenir...
- Edito : Le permis d'enfanter est-il une forme d'Eugénisme ? démarre JMI.
La douceur de cette matinée, la chaleur de la tasse entre ses mains, et la perspective d’un monde meilleur, Kim écoutait en silence.
Quelque pièce plus loin, dans le luxueux appartement, Marie-Amélie claquait une porte, un livre à la main, elle quittait le logement, loin du spectacle répugnant de son père et sa nouvelle maîtresse trinquant sur le toit du monde.



Marie-Amélie,



Ils s’étaient réunis dans un café. Personne n’était caché, ils étaient chez eux. Des boiteux, des trop grands, un trop petit, des binoclards, des dents tordues… La cours des miracles. Elle est entrée et elle a pris une chaise. Elle  a sorti un livre d’avant les réformes, un truc de Voltaire qu’elle avait piqué sur l’étagère de JMI avant de sortir. Candide. Ça devait être un truc pour les enfants, des histoires de guerre, avec un gosse qui raconte ça comme s’il était devant la télé. Elle entrait bien dans son personnage, elle se surprit à plonger dans sa lecture sans garder l’œil sur son environnement.  Mais elle n’était pas là pour lire ces inepties d’un autre âge, elle devait absolument infiltrer les réseaux des opposants, avec ça elle allait enfin faire un reportage qui marquerait les esprits et inscrire son nom dans la liste des journalistes qui comptent, ne plus être la fille à papa qui a obtenu sa place sans mérite. Après avoir terminé première de sa promotion,  enfin eu son accréditation, elle avait prêté serment d’œuvrer pour le bien de l’humanité, elle et paradoxalement son parcours sans-fautes lui attirait les soupçons. Elle était près du sommet mais elle devait encore tout prouver. Elle allait rester en planque ici un moment pour qu’ils s’habituent à elle, quelqu’un finirait par lui parler de Tatonga, ou la conduire à lui, c’était une question patience. Elle levait les yeux : alors c’était bien vrai, tous ces hommes étaient des opposants à la réforme et ils ne s’en cachaient pas. Certains avaient moins de trente ans, ils étaient nés après, c’était obligé. Pourtant ils avaient visiblement envoyé baladé leur programme de santé. En face d’elle, un jeune homme avait gardé des marques d’acné sur son visage. Sa peau couverte de petites cicatrices semblait issue d’un manuel de la réforme, pour montrer ce qui arrive à ceux qui désactivent leur programme de santé. C’était si visible qu’elle se demandait si ce n’était pas une blague. L’autre en face de lui devait dépasser les 1m90, le pic de croissance mal géré avait vouté son dos. Ces deux-là étaient pourtant si jeune, une vingtaine d’années, quel genre de parents pouvait désactiver volontairement le programme de santé de leurs enfants ? Les exposants à toute sorte de malformation ? Les plus vieux, elle pouvait encore comprendre, le programme de santé s’était mis en place progressivement dans les années 70, les familles les plus pauvres ou les moins instruites avaient mis du temps à comprendre et appliquer les règles. Sa grand-mère lui raconte encore quand elle a téléchargé l’application pour les soins dentaires, ils ont été dans les derniers à le faire car son mari trouvait que c’était un abus de pouvoir de rappeler à la population l’heure pour se laver les dents. Avant ça, les gens décidaient de se les laver quand ça leur chantait. Parfois tous les trois jours, ou jamais ! On retrouvait des gens avec des dents trouées par les bactéries et même des gamins auxquels on arrachait les dents dans une souffrance indescriptible. Les vieux finissaient leur vie avec des fausses dents, sur pivots ou en dentiers. Manger devenait un calvaire pour eux. Marie-Amélie frissonna. Le lieu devait pulluler de microbes, peut-être même que des maladies éradiquées de la zone civilisée se trouvaient dans ce café. Non seulement ces gens mettaient leur santé et leur vie en danger mais en plus celle du reste de la population. S’ils n’aiment pas notre système de santé, nos avancées technologiques, notre paix et notre prospérité, ils n’ont qu’à rejoindre les zones non-assainies, ils verraient si c’était mieux avant.
Personne autour d’elle n’avait sorti son ordinateur de bord, comme si personne ici n’avait de tâches journalières à accomplir. Marie-Amélie avaient plusieurs formations en cours, elle terminait toujours avant le délai estimé, que ce soit en développement de soi, en science, en histoire, ou pour son métier de journaliste. Que c’était agaçant ce livre sur ses genoux alors que la liseuse du journal de bord lui aurait donné le résumé et l’interprétation de Candide de Volaire en en claquement de doigt. Sans user sa rétine grâce à un écran adapté parfaitement à son besoin de luminosité.
Eclat de rire, les gars qui jouent aux cartes comme une troupe d’enfants dans un bac à sable semble trouver quelque chose de drôle. Marie-Amélie, happée par le bruit lève la tête vers eux. Du haut de ses Vingt-cinq ans, elle les trouve puérile, crasseux…et pourtant elle sait qu’il faudra s’approcher d’eux pour en savoir plus. Ca devait arriver. Un jeu sans arbitre, une bande de caractériels qui ont surement craqué leur journal de bord pour ne plus suivre le programme d’acception de l’autre. Le cocktail était explosif.
- Mais vas-y !!! Dis-lui carrément d’aller à Pique ! Depuis le début vous jouer à la parlante, tu ne va pas fermer ta gueule !
- Oh Dédé, tempère Gaston, de toute façon il allait y aller… Ne t’énerve pas comme ça !
- Ca y est, tu perds alors tu t’énerve répond un autre vieux. Alors on la fini ou tu vas encore faire ton mauvais perdant.
Beaucoup d’insultes. Un papy jette ses cartes, l’autre allume une cigarette. Une jeune femme en surpoids, avec un IMC au moins supérieur à 25 vient s’interposer.
- Eteins vite cette cigarette Gaston, on va encore avoir la police. Va dans la cours derrière pour fumer.
« Ah, il y a une cours à l’arrière » note Marie-Amélie. Elle décide de s’en aller avant que la nicotine atteigne ses poumons. Elle prend voltaire sous son bras, son précieux sac dans l’autre avec son journal de bord à l’intérieur. Déploie ses longues jambes, dont elle joue à travers sa jupe fendue. Elle passe régler au comptoir à la serveuse trop grosse. La journaliste agite discrètement sa chevelure parfaite pour tenter d’accrocher le regard des jeunes gens autour. Mais personne ne lui prête d’attention, ils semblent préférer une bande de marginales, trois filles de mauvais genre qui rient trop fort, et se racontent des blagues douteuses. Marie-Amélie reviendra. Elle va se reposer, débriefer, réfléchir. De grès ou de force ce monde deviendra le sien.

Arrivée dans son espace de co-working, elle commence à écrire. Elle revoit Kim et son père, du haut de leur terrasse. Décidant du monde et se congratulant de ce qu’ils en ont fait. Et elle, elle voit tout ce qu’il reste à faire. Ces rebelles, leur dents tordues, leur dos vouté, eux, ceux qui ne rentrent pas dans le moule, qui ira les chercher, elle ira, Marie-Amélie, elle n’avancera pas sans eux. Ce n’est pas dans sa chambre aux murs blancs, le regard perdu sur l’horizon qu’elle écrira son article, c’est ici. Entouré des travailleurs pauvres, ceux qui s’enferment dans les boites insonorisé pour démarcher les clients d’une boite qui n’a pas un coin de bureau à leur offrir. Ceux qui n’ont pas le temps de travailler leur module de développement personnel parce qu’ils atteindront leurs objectifs de vente à lourde peine. Ceux qui ne sont pas vifs d’esprit mais qui travaillent, ceux chez qui la bonne volonté est le dernier rempart avant l’exclusion. Quand elle pense à ces profiteurs, ces inconscients, qui fument, qui jouent, qui parlent mal, et ne se lavent peut-être même pas, il en faudrait peu pour qu’ils contaminent ceux dont la vie est si dure. Pour qu’ils viennent recruter ici des opposants en leur faisant miroiter les libertés faciles.


Gaston

Il a un secret, un truc tout poilu, dont il est absolument fou. On en voyait partout avant la réforme. Il parait qu'il y en avait tellement qu'on ne pouvait emprunter un trottoir sans tomber sur leurs crottes.

Changement de titre, "le permis d'enfanter" devient "la frontière" inspirée par monsieur Trump et par nous même qui laissons la mer faire le travail de son mur, je voulais imaginer un monde avec une longue frontière infranchissable. Et des passeurs, bien sur!

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Message par Invité le Sam 2 Nov - 14:01



Gaston

Papy Gaston a un secret. Un truc qu’il adore par-dessus tout. Et qui l’aide à pédaler. C’est pour ça qu’il vit si loin de tout. Ha la Belle italienne ! Il ne faut pas s’y tromper, ce n’est pas d’elle dont on parle. Il y a donc la belle Italienne qui vit loin de tout avec lui. Et qui peste d’être si loin. Une heure et demie de vélo pour rejoindre son petit paradis reculé, car quand on vit auprès de ceux qu’on aime, c’est toujours le plus beau des refuges. Il rejoint donc la Belle, et son secret.
Entre 2020 et 2040, la population mondiale a été décimée de 90 pourcent. Ça en fait des logements vides et les campagnes n’étaient pas de ces lieux où il était prudent de trainer. Sans police, sans ordre, sans soin et pour finir sans nourriture, il valait mieux rester grouper, rester en ville. La belle de Gaston est belle depuis 60 ans, soixante ans qu’elle ne cesse d’être belle. En ces temps reculés et dangereux, vivait une belle Italienne, et Gaston avait vingt ans. C’était un peu la guerre, beaucoup la famine. Les hommes se cachait ou bien luttaient, souvent les deux. Il était interdit de nourrir les animaux, et encore moins les humains non identifiés. Les premiers ayant rapidement disparus, parait-il mangé par les seconds.

Tout était arrivé très vite. La sècheresse avait frappé trois ans de suite, la troisième année, la reconversion était devenue obligatoire, plus d’élevage de bovin, puis dans la foulée, plus d’élevage tout court. La population n’avait pas eu le temps de se révolter contre les rayons vides des supermarchés privé de produits laitiers et de viande qu’ils n’avaient déjà plus de blé. Ces pauvres gens, en ces temps reculés ne savaient pas comment survivre sans les supermarchés qui tel le bon sein les avaient toujours nourris à satiété. Le gouvernement s’est mis à produire du pain et à le distribuer contre présentation de carte d’identité. Des voix populistes ont commencé à se faire entendre : Était-il normal de distribuer du pain en prison ? Donner aux criminels ce qui faisait défaut à nos enfants ? C’était le début de la fin. L’argent de valait plus rien. Le système de distribution de pain était prêt à s’écrouler, tout le monde hurlait dans les rues. On a réduit les rations de pain dans les prisons, fait sortir les assassins et fait entré les leaders de ces mouvements de foule incontrôlables. Mais rien de les arrêtait plus. On a dû fermer les écoles, puis les hôpitaux. On disait aux familles, ramenez vos malades chez vous. Ici, on ne peut plus rien pour eux. Il aurait fallu enfermer tout le monde, plus personne ne suivait aucune consigne. Ça sentait le brulé partout, on ne relevait plus le nombre de morts dans les manifestations. On mettait des planches devant les fenêtres pour éviter les pillages. Chacun cachait ses petites provisions.  Ils ont élu Delsey dans un chao sans nom. C’était un monstre, on se déchirait dans les rues, ne fallait-il pas passer par là pour sortir du chao. La rue voulait du pain, et du lait, et de la viande. Lui allait faire le tri et les braves gens seraient nourris. C’était très simple. Une carte d’identité pour les braves et pour les autres on la désactivait. Après trois ans de pire en pire, on avait touché le fond. Les évadés de prison, les clochards, les fous, les malades, les isolés, le trop faible, ceux qui n’avaient simplement pas compris comment il fallait activer leurs droits, ils erraient comme des âmes en peine, le ventre creux. C’était arrivé à peu près comme ça mais chacun avait sa façon de le raconter.
Gaston a été bercé par ces histoires puisqu’il était né dans ces temps reculés. La Belle Italienne aussi, l’histoire était la même un peu partout. Ses parents étaient venus quand Delsey avait été élu. Il promettait une carte d’identité à toutes les infirmières diplômées. Les hommes disparaissaient, le gouvernement recrutait à tour de bras, on était avec ou on était contre. Avant le gouvernement unifié, c’était l’enfer sur terre.
Mais rien n’arrête la vie. La belle Italienne avait 18 ans, elle marchait la tête haute. Son teint était mat. Les familles cachaient leurs filles, Gaston trainait les rues. Ca la faisait rire. Gaston disait : « camarades unifiez-vous » Il avait lu ça dans les livres poussiéreux de son pote Dédé. Et la Belle Italienne l’avait prédit : Vous ne changerez pas la nature de l’Homme.
Vingt ans de misère et de dictature, ça détruit un pays. Alors à l’échelle du monde entier, c’était horrible. Le despotisme s’était installé partout. Des plus pauvres aux plus riches, aucun pays n’était passé à travers les mailles de ce filet qui avait ratissé le monde. Il restait les livres parce que ça ne mange pas de pain. Et le web n’était pas encore sécurisé. On n’avait pas mangé les écrans, ils étaient toujours là diffusant des idées aussi diverses que variées. Dans ce marasme, Gaston avait été l’un des premiers à le soutenir, le gouvernement unifié, pour tous les peuples. C’était une belle idée. Il avait vingt ans et rien n’arrête la vie. En 2040 le gouvernement unifié a pris le pouvoir, ils criaient de joie, il a embrassé la belle Italienne. Ils ne se sont plus quittés. Oui, le gouvernement unifié, il y a cru et il a participé à sa construction avant d’en toucher les limites et de rejoindre la rébellion. La Belle n’est donc pas le secret de Gaston. Le secret est ailleurs.
Il y a 10 ans, la Belle Italienne était déjà belle depuis 50 ans, Gaston s’était lassé de courir derrière moins belle qu’elle et ils coulaient de heureux jours dans leur maison à la campagne. Sur son Tableau de bord, la Belle n’avait que des bons points, tout le voisinage l’évaluait comme la plus gentille mamie du coin. Et elle avait rempli toute les conditions pour un logement assisté en ville. Avec la climatisation, une assistante de vie 3 heures dans la semaine, une livraison à domicile des produits de première nécessité et tous ces avantage qu’elle s’usait à expliquer à Gaston.
- Si tu valide au moins trois modules de ce maudit tableau de bord, on aura une évalution suffisamment positive pour obtenir un appartement grand âge pour nous deux !
A pas de souris, Gaston quittait la pièce, il n’osait pas dire non, il faisait trainer ses conditions.
Il filait dans la forêt, accompagné de son vieil ami Geveil.  Lui et son réseau avait l’habitude de secourir les non-identifiés. On n’avait pas renoué avec la prospérité mais tout le monde mangeait à sa faim. Geveil avait trouvé une portée de chiot dans la forêt. La population animale étant strictement réglementée, les chiens avaient quasiment disparu. Il y avait une équipe de gestion animalière qui allait passer pour les récupérer. Il avait signalé ça sur son ordinateur de bord.
- Regarde leurs yeux ! On ne peut pas leur faire ça. Il faut les planquer.
- Tu es fou, avait répondu Geveil, on ne va pas mettre en danger tout notre réseau pour une connerie pareille.
- Ils valent autant qu’un homme, avant il y en avait dans toutes les familles. Ils sont très intelligents et sensibles, incapable des horreurs que commet l’homme au quotidien.
- On recycle tous les déchets, tu vas les nourrir comment ces bêtes, ils vont crever au prochain été.
L’équipe de Gestion Animalière était venue les prendre. Geveil avait su lui faire entendre raison, mais le soir même, il avait déposé Grenache chez la Belle. C’était un beau berger Allemand. Il était là le grand secret, dans un carton dans la grande cour de la maison de la Belle.  Et c’était pour lui que Gaston n’avait jamais quitté la campagne, jamais quitté les rangs de la rébellion non plus. Depuis dix ans, ils n’ont pas quitté la campagne. Il faut assez d’espace et des voisins fiables pour planquer Grenache. La Belle avait pourtant résisté à toutes les concurrentes qui avaient parsemé la vie trépidante de Gaston. Et maintenant, elle partageait son amour avec Grenache.

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Message par gaston21 le Sam 2 Nov - 17:54

Hélas, la belle italienne de jadis (une piémontaise de la région de Milan) a bien vieilli! Née en 1940, adieu les charmes! Mais pas d'aide ménagère à la maison! gaston se transforme en "Baptiste"!
Quand je le dis à mon italienne, elle se fâche! Chut, elle ne rentre jamais sur le forum...
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Message par Invité le Lun 4 Nov - 11:37

HAHAHAHAHAHA Gaston,
C'est bien de vieillir ensemble. Après tout ce que vous avez du vivre ensemble.


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Message par gaston21 le Lun 4 Nov - 17:14

Toujours manger la même soupe fatigue l'estomac...Eve ne nous-a-t'elle invité dès le départ à goûter au fruit défendu?
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Message par Invité le Lun 4 Nov - 21:02

Sauf que passer sa vie à courir derrière le fruit défendu, ça ne doit pas laisser grand chose à la fin que des souvenir poussiéreux.
Savoir que la personne a nos côtés était là dans toute nos tempêtes, qu'on a partagé nos enfants, nos soucis, nos disputes aussi, c'est quelque chose d'autre.
Beaucoup de vieux couples semblent avoir accumulé des rancœurs. C'est dommage.

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Message par Dede 95 le Mar 5 Nov - 8:32

Sauf que passer sa vie à courir derrière le fruit défendu, ça ne doit pas laisser grand chose à la fin que des souvenir poussiéreux.
Pas pour moi en tous cas!
Et puis pourquoi il serait défendu? J'aime les pommes et je ne m'en cache pas!
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Message par Tatonga le Mar 5 Nov - 12:54

Dede 95 a écrit:
Pas pour moi en tous cas!
Et puis pourquoi il serait défendu? J'aime les pommes et je ne m'en cache pas!
Tout est valable, il n'y a pas dans l'absolu une manière de vivre meilleure qu'une autre ; on préfère vivre d'une manière plutôt que d'une autre selon sa culture, et toutes les cultures se valent, pour peu qu'il n'en résulte pas de préjudices pour l'homme, pour soi et pour autrui : mort, faim, soif, maladies, souffrances pour tout résumer.
Un couple marié peut choisir de vivre en totale liberté sexuelle, chacun disposant à sa guise de son corps.
Comme je parle bien ! N'est-ce pas ?
Il reste toutefois une question qui ne regarde personne, à laquelle personne n'est tenu de répondre, mais qu'un penseur ne peut s'empêcher de se poser : l'institution du mariage étant inséparable, indétachable, de la notion de fidélité, cette dernière étant son fondement fondamental, peut-on considérer que l'on est toujours dans l'institution du mariage ? Entendons-nous bien, se poser la question ne signifie pas que l'on déplore de n'être plus dans l'institution du mariage, la question est purement d'ordre intellectuel.
On ne peut pas le nier, je sais parler ! Le permis d'enfanter 569146778
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Message par gaston21 le Mar 5 Nov - 17:23

Le mariage est à mon avis une institution dépassée; il protège les enfants, bien entendu, et c'est son rôle; mais quand les enfants peuvent s'assumer eux-mêmes, on devrait quand même pouvoir ouvrir les fenêtres! Un couple sur deux finit par un divorce! Quant au mirage de la nuit de noces, il disparaît souvent "avant que le coq ne chante trois fois, comme le dit le Christ dans l'Evangile! J'ai connu le temps d'avant pilule et même d'avant préservatif!
Que d'années perdues pour les vigoureux et les ingénues...
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Message par Dede 95 le Mar 5 Nov - 20:18

un penseur ne peut s'empêcher de se poser : l'institution du mariage étant inséparable, indétachable, de la notion de fidélité, cette dernière étant son fondement fondamental, peut-on considérer que l'on est toujours dans l'institution du mariage ?

Non le mariage n'a pas comme corollaire la fidélité! Le mariage a pour principe de "fabriquer" des êtres humains et comme ça se fait le plus souvent à deux (si, si) et qu'il faut les élever (si, si) c'est plus pratique de se retrouver constamment en couple!
Mais ce couple peut changer, la progéniture trouve alors d'autres personnes pour les protéger!
L'Institution est lié à des rites et des environnements!
Oui, chacun à la liberté de disposer de son corps, mais la liberté à un grand principe, elle s'arrète ou commence celle du voisin!
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Message par Tatonga le Mer 6 Nov - 12:52

N'importe quoi.
La fidélité est le fondement fondamental de l'institution du mariage, elle y est attachée autant que la volonté populaire à la démocratie et les légumes au potager, à telle enseigne que l'adultère est cause légale de divorce.
On ne peut donc plus dire qu'on est dans l'institution du mariage, il faut trouver une autre dénomination.
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Message par Dede 95 le Mer 6 Nov - 14:38

La fidélité est le fondement fondamental de l'institution du mariage
Uniquement dans les dogmes monothéistes issus des écrits fondamentaux!
Bien des civilisations ne partent pas de ces principes moyen-ageux!

l'adultère est cause légale de divorce.
Pas en France en tout cas!
L’adultère n’est plus une cause automatique de divorce comme cela a pu être le cas par le passé. Le juge a un très large pouvoir d'appréciation de la faute et prend également en considération le comportement de l'autre époux. La faute est une notion large et les contours difficiles à cerner.

On ne peut donc plus dire qu'on est dans l'institution du mariage, il faut trouver une autre dénomination.
Bah si , c'est simplement le contenu juridique (principe du mariage civile), qui peut changer!
Mes fils sont pacsés, pour eux c'est un mariage!

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Message par gaston21 le Mer 6 Nov - 17:21

37% des femmes mariées avouent avoir trompé leur mari. Si on tient compte du nombre de celles qui n'osent l'avouer, on frise le 50 %! Quant aux hommes, n'en parlons pas; si on soustrait les mal-bâtis et les impotents, que reste-t-il sur le marché de la pureté? Le diable de la chair "la" tient en main , et c'est peut-être tant mieux! Les arts, peinture et littérature, seraient bien fades sans ces forces du désir! Que lisez-vous dans le regard de la Joconde...
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Message par Dede 95 le Mer 6 Nov - 18:12

Pourquoi ce terme tromper ?
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Message par Tatonga le Mer 6 Nov - 23:43

C'est incroyable !
Est-ce qu'en Europe, on comme ses études par en haut pour les terminer en bas et qu'on doit attendre que vous les terminiez ?
C'est la question qui me vient à l'esprit chaque fois que je vous lis.
Mais je ne pense pas, j'ai lu des dissertations de petits collégiens et, ma foi, j'ai admiré le discernement, et on ne peut dire qu'ils descendent d'en haut, puisqu'ils viennent de commencer.
La question était de savoir si on est toujours dans l'intitution du mariage ?
Le mariage est une institution, et une institution s'édifie sur des principes. Si ces principes sont bafoués, démolis, c'est l'institution qui est détruite.
En France, l'adultère n'est plus cause automatique, les couples ne sont plus fidèles, etc., me dit-on.
Si cela est vrai, n'est pas exagéré, c'est bien le signe que l'institution est désertée et qu'il n'en reste plus que l'étiquette, une étiquette collée sur un contenu qui n'est pas le sien.
Quand je vous écoute, vous me rappelez ces avocats qui s'oublient et se mettent à plaider pour la partie adverse. lol
Comment dans ce cas discuter une question et parvenir à une conclusion, impossible !
Les unions, enfin celles dont on parle, ne s'inscrivent plus dans le cadre de l'institution mariage, elles en sont sorties, même si on a oublié de changer la vieille étiquette. Elles se sont installées dans un nouvel édifice dont le fondement n'est pas la fidélité et, apparemment, n'est pas non plus d'élever des enfants. C'est donc quelque chose de très différent, que je ne déplore, ni n'approuve, ni ne déapprouve, mais il lui faut une étiquette adaptée, un nom qui lui va.
Voulez-vous que je vous en propose un ?
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Message par Dede 95 le Jeu 7 Nov - 8:57

Mais une institution est une loi, et une loi n'est pas quelque chose d'immuable, en plus elle varie suivant les époques (évolution) suivant les régions (géographie) et surtout la nature!
Dans les caravanes il y a 2500 ans tu crois que les êtres humains se souciaient de se poser la question sur les autorisations des mairies (??), tu pense quoi du droit (de nos jours) à avoir plusieurs femmes car les guerres font disparaitre les reproducteurs?
Et les inuits qui offrent leur compagne à l'invité, c'est une tradition, elle n'est pas présente dans nos régions! Et alors?

Les unions, enfin celles dont on parle, ne s'inscrivent plus dans le cadre de l'institution mariage, elles en sont sorties, même si on a oublié de changer la vieille étiquette. Elles se sont installées dans un nouvel édifice dont le fondement n'est pas la fidélité et, apparemment, n'est pas non plus d'élever des enfants.
Si elles sont TOUJOURS dans le mariage, et le mariage ne repose sur la fidélité que par tradition ancestrale, tu te noie dans la Bible (et encore), l'histoire humaine n'est pas inscrite et immuable! Elle évolue!
On peut très bien avoir une volonté d'avoir des enfants, de les élever (sans en faire des jouets comme on le voit malheureusement trop) et en même temps avoir une vie sexuelle et sociale indépendante!
La femme à la maison qui attend fidèlement son maitre de mari et qui se prend une bonne raclée si la table est pas mise, certains en rève de ce temps!
C'est TERMINE la femme n'est plus la fidèle toutou à son maitre! Et c'est tant mieux!

Alors un nouveau nom?
Complicité

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Message par gaston21 le Jeu 7 Nov - 17:15

Tatonga, n'as-tu jamais senti (par le nez?...) la délicieuse odeur du fruit défendu? Une odeur qui se perd peut-être dans les vents puissants du désert?..N'.as-tu jamais succombé aux souffles violents du désir? Souviens-toi de notre premier homme! Un simple flair...et le couple a perdu l'équilibre!
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Message par Invité le Ven 8 Nov - 11:58

Bonjour par ici.
Il manque de femmes dans ce forum. J'ai conscience que mon point de vue est subjectif, mais je peux toujours l'exprimer.

Le sexe
Je ne pense pas connaître de mariage dans lesquelles l’excitation sexuelle est permanente. Et heureusement parce que pour vivre il faut aussi pouvoir travailler, réfléchir, et accorder de l'attention a des gens qui ne sont pas notre (ou nos) partenaire sexuels. Je crois que personne ne passe sa vie entière à avoir des rapport sexuel ou à ne penser qu'à ça.
Dans une relation mariée, il y a des phases ou le désir est plus présent et d'autre moins. Le mariage garde cependant une permanence qui dépasse ce domaine. On pourra toujours compter l'un sur l'autre.

Le soutien mutuel
On aura toujours le soucis commun de nos enfants. On protégera toujours notre conjoint des difficultés du monde extérieur. Enfin, on pourrait faire une liste des choses autre que sexuelle qu'on met en commun dans un mariage. Et si tout va bien, il y a un amour autre que sexuel qui nous uni aussi.


Les crises et le divorce
Parfois les gens arrive à se haïr ou se vouloir du mal, dans ces cas là il vaut mieux divorcer, on rompt le contrat, c'est mieux que de se détruire. Mais ça reste une minorité des cas. On alors on peut se faire aider aussi, par un conseiller conjugal, un ami, un curé ou un imam, partir en vacances, trouver sa façon adéquate de surmonter le problème parce que parfois la haine n'est que l'autre versant de l'amour. On peut aussi maintenir l’alliance sans amour ni haine, juste par loyauté, par respect pour l’engagement, par estime pour l'autre (quoique c'est peut-être une forme d'amour aussi)

Le mariage c'est beaucoup de choses, et comme l'a dit Tatonga plus haut, chaque couple vit le mariage à sa façon.

Le mariage inclu généralement la fidélité. Mais tout comme certain couple ne partage pas leur argent, d'autre élève des enfants qui ne sont pas les leur, d'autres font chambre à part ou partent en vacances séparé. Toute les formules existe et il faut parfois changer les règles pour garder le lien.

N'empêche qu'un monde ou la norme est la séparation de l’acte sexuel et de mariage, voir même la séparation de l'act sexuel et de l'amour, MOI, ça ne m'attire pas. Et j'ai le sentiment que les femmes en serait les grandes perdantes.
Parce que dans l'engagement de fidélité, il y a aussi l'assurance d'être aimée et respectée sans condition. Il y aura d'autre femmes plus belles, plus jeunes, plus excitantes qui croiseront la vie de mon époux mais il ne se liera pas à elles, non pas parce que je suis mieux mais parce qu'entre lui et moi il y a ce lien qui nous fait unique l’un pour l'autre et aussi cet engagement devant Dieu, devant nos familles et nos enfants. Alors s'il était absolument fou d'amour d'une autre femme, s'il devenait impossible pour lui de vivre sans elle au point de pouvoir renoncer à ses engagements et tout ce qu'on a bâti pour ce grand amour. Je pourrait le comprendre et même faire mon possible pour lui facilité les choses. Mais si c'est juste pour une petite distraction sexuelle, il baisserait fortement dans mon estime et il ne serait plus l'homme que j'aime. On est pas des bêtes.

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Message par geveil le Ven 8 Nov - 15:02

Bon début, Amandine, très vivant, il y a déjà du suspense, puisque on ne sait pas encore si le journaliste est pour ou contre la régulation ni comment sa fille veut lutter pour réintégrer les marginaux. Si tu souhaites publier, il faudra corriger quelques fautes d'orthographe, des "s" oubliés au pluriel, et la plus grosse: " contre son gré" et non " contre son grès".
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Message par gaston21 le Ven 8 Nov - 17:19

Notre vieux Lion est plus sensible à l'orthographe et à la rédaction qu'aux soubresauts de l'amour! Quel terrible naufrage! Quand l'amour ne connait plus de soubresauts, c'est l'amour sage, la soupe sans le sel...Pour le chrétien, que peut-il alors confesser à son curé?
"Mon père, j'ai un peu tendance à forcer sur la bouteille et à manger du chocolat"...Triste vie pour le pécheur...et le confesseur qui risque de s'endormir...
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