Les marioles.

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Message par Tatonga le Lun 30 Juil - 1:44

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/290718/pour-la-liberation-de-salim-yezza-militant-des-droits-humains-arrete-en-algerie
À l’approche de l’élection présidentielle et avec tout le flou qui l’accompagne, le régime algérien semble tolérer de moins en moins la liberté d’expression, surtout quand ceux qui en usent sont des militants associatifs ou des blogueurs. Après la condamnation de M. Merzoug Touati à sept ans de prison pour avoir interviewé un diplomate israélien, c’est autour du militant berbère M. Salim Yezza d’être arrêté et présenté devant un juge.
Eh bien voilà, t’as tout compris. Quand on vit en France, on milite en France, faut pas venir nous casser les pieds, jouer les barbouzes ou troubler l’ordre public !

Par ailleurs, son arrestation quatre ans après cette publication étonne car le mis en cause est rentré dans son pays natal en 2014 et en 2015 sans être inquiété par les autorités algériennes.
Pas par les autorités, par la Justice, et la Justice ne perd pas son temps comme ailleurs à inculper et disculper les gens pour des broutilles. Elle prend le temps de bien ficeler ton dossier et quand elle t’inculpe, tu es cuit, inutile de prendre un avocat ou de lancer des appels aux ONG, ça ne sert à rien, personne ne peut déficeler ton dossier.

… la publication qui lui est reprochée ne fait que dénoncer le silence du peuple algérien devant le drame de Ghardaïa et la souffrance du peuple mozabite. M. Salim Yezza s’est en effet indigné avec force de la passivité de son peuple qui, relève-t-il, préfère regarder ailleurs pendant que des Algériens meurent.
Oui, ma sœur, ce peuple qui a servi d’exemple, d’école et de guide aux mouvements nationaux de libération du tiers-monde et qui a lutté pendant dix ans pour se débarrasser des hordes intégristes wahhabites qui voulaient l’asservir  n’attendait qu’une petite frappe comme toi pour lui apprendre à ne pas être " passif ".

… ceux qui savent les peines lourdes infligées aux détenus d’opinion en Algérie.
Non, il n’y a aucun, pas un seul détenu d’opinion, sauf dans ta petite tête.

La libération de M. Salim Yezza et de tous les détenus d’opinion sera vécue par toutes les Algériennes et tous les Algériens comme le début d’un certaine forme de sérénité qui manque dans leur pays qui a tant besoin d’être initié aux débats apaisés et au respect de l’opinion de l’Autre.
Oui, c’est ça, viens faire notre éducation. Tu as séjourné en France et tu as appris des choses que nous ne connaissons pas. Viens nous les apprendre. Chez nous, nous sommes tous des cons, viens apprendre à la femme de Tatonga comment revendiquer ses droits, à Tatonga à militer pour les libertés et à faire un nœud de cravate. Pauvre con ! Combien qu’il a déjà requis le procureur ? Deux ans ? Rien que deux ans ! Là, je suis d’accord avec toi, le réquisitoire est plus politiquement indulgent que strictement  judiciaire.
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Re: Les marioles.

Message par Amandine le Mar 9 Oct - 21:11

Publié le 17/03/2014 - 18:26
Trois personnes ont été tuées le 15 mars à Ghardaïa dans la vallée du Mzab, secouée par des violences depuis fin décembre. La confusion règne quant aux origines de cette crise. Une réaction ferme de la part des autorités est attendue.

Les notables de la région, les historiens, les ethnologues sont formels, Mozabites [en référence à la vallée du Mzab, population berbérophone, de rite ibadite, un courant de l’islam] et Chaamba [population arabophone de rite malékite, école de pensée de l’islam sunnite] ont toujours vécu en parfaite harmonie depuis la nuit des temps. Qu’est-ce qui fait que la région du Mzab soit entrée brusquement [depuis fin décembre] dans une zone de turbulences avec de graves incidents qui se terminent parfois par mort d’homme ? [Au moins 7 personnes sont mortes et plus de 200 ont été blessées].
Le pouvoir s’est montré incapable de restaurer le calme et les services de sécurité ont fait preuve d’une troublante inefficacité. Des sages de Ghardaïa se sont même plaints de la passivité de la police et ont signalé que le calme était restauré chaque fois que la gendarmerie intervenait pour séparer les belligérants. Pourquoi veut-on enflammer cette région en particulier ? Il est vrai que le pouvoir a fait sienne la devise : “Diviser pour régner.” Bouteflika [le
président Abdelaziz Bouteflika] lui-même, dès qu’il a été intronisé à El Mouradia [en 1999], a cultivé le régionalisme, le tribalisme et le clanisme,cherchant à créer des clivages entre le nord et le sud, l’est et l’ouest, les Berbères berbérophones et les Berbères arabophones. Une politique qui s’est traduite par une accentuation de l’intolérance, du rejet de l’autre. Le pouvoir de l’argent a accentué la férocité des enjeux et les clivages. La mafia politico-financière

Ahmed Ouyahia a perdu son poste de Premier ministre [en septembre 2012; le 13 mars
2014 il est nommé ministre d’Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République] parce
qu’entre autres il avait dénoncé l’infiltration des tenants de l’argent sale dans les rouages de l’Etat. Et les faits lui donnent raison. Les gens de la mafia politico-financière se sont infiltrés dans les institutions du pays et ils ont aujourd’hui leurs représentants aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, suite à une politique délibérée visant à gangrener et à pourrir
l’Algérie dans ses fondements. Et le drame de Ghardaïa est qu’elle se trouve au carrefour du trafic de drogue, qu’elle vienne de l’ouest vers l’est, du Sahel pour rejoindre des pays comme la Libye, l’Egypte ou les pays du Golfe. Depuis que les pouvoirs publics ont engagé une guerre résolue contre les trafiquants, ces derniers se sont mis à paniquer et à perdre du terrain. Leurs réseaux, principalement ceux qui se trouvent dans des institutions officielles, se sont affaiblis. A l’image de tous les cartels de la drogue, ces trafiquants ne reculent devant aucun moyen pour rebondir. Et créer des troubles constitue pour eux une arme qu’ils affectionnent. Elle leur
permet de provoquer de la diversion pour ne pas apparaître au grand jour. Et c’est ainsi que les incidents de Ghardaïa sont présentés comme des conflits entre communautés. Le danger n’est pas encore circonscrit et une intervention musclée de l’Etat s’impose, avant que le mal ne fasse tache d’huile.
Tayeb Belghiche

SOURCE
EL WATANAlgerwww.elwatan.com/


Est ce de cela dont il s'agit?
Si c'est juste, la police n'intervient pas car le gouvernement ainsi que les trafiquants bénéficient de la division pour affaiblir la population. En reliant à ton intervention au-dessus, Salim Yezza se méprend (ou choisit de servir la mauvaise cause) en en faisant un enjeu communautaire car il fait le jeu de la division.
Bon ben s'il n'apprends pas à notre vieux singe à faire des grimaces...
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Re: Les marioles.

Message par Tatonga le Jeu 11 Oct - 13:44

De petites frappes comme Yezza, il y en a des milliers de par le monde. Des petites frappes, des poids plumes qui cherchent à se faire un nom. Ils créent des mouvements, des associations, des Ong, et ils trouvent des gogos pour les suivre et qui s'aperçoivent longtemps après qu'ils ont été blousés, voire leur vie mise en péril par un manipulateur sans vergogne.
Il ne faut jamais croire non plus ce que racontent les médias, d'où qu'ils soient, ni les ONG, ni les politiques, ni les organes et les émissaires de l'ONU.
Tout est truffé de mensonges.
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