Idéologie et religion même combat ?

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Idéologie et religion même combat ?

Message par Ase le Ven 27 Jan - 11:55

Pourquoi la religion et la politique se ressemblent autant ?

Des anciennes royautés sacrées au communisme, de la religion civile américaine à l’islamisme : dans l’histoire, les formes politique et religieuse ont toujours eu tendance à se muer l’une dans l’autre. Sans doute en raison d’une nature commune…

Penser les liens entre religion et politique suppose un passage obligé, au moins en Occident : la thèse du « désenchantement du monde ». L’expression est tirée de Max Weber (Le savant et le Politique).
Elle relie le déclin du religieux avec la modernisation des sociétés et la rationalisation des activités humaines.
La modernité, pense M. Weber, signe le déclin irréversible du religieux. La science va remplacer les croyances, la médecine se substituer à la prière, la technique à la magie, et la politique va remplacer la religion.

Du coup, les divinités et valeurs supérieures qui justifiaient l’ordre social s’effacent pour laisser place à un monde sans dieu qui doit trouver ses raisons en lui-même. Beaucoup de sociologues ont enfourché cette thèse qui veut que la mort de Dieu entraîne une crise de la morale (si Dieu est mort tout est permis) et un grand vide métaphysique (sans transcendance sur quoi fonder les lois).

https://www.scienceshumaines.com/pourquoi-religion-et-politique-se-ressemblent-tant_fr_23398.html

Et vous qu'en pensez-vous ?

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Ven 27 Jan - 12:14

parce que la religion, au début est spiritualité, mais très vite, elle est manipulée pour des fins politiques: les deux veulent prendre pouvoir sur les autres les discipliner, ... ce n'est pas nécessairement dans un but négatif.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Ven 27 Jan - 12:22

oui , même combat

mais par rapport à la modernité , je pense au contraire que la modernité (tant qu'elle est bénéfique , qu'elle ne détruit pas ) s'accorde très bien avec Dieu , sa création et l'avenir de l'homme et de la planète terre
( je distingue bien sûr toujours Dieu des religions )

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Ase le Ven 27 Jan - 12:29

Pouvez-vous développer ?

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Ven 27 Jan - 12:47

Ase a écrit:Pouvez-vous développer ?

Ase

Ok , j'essayerai (un peu plus tard ) mais quelqu'un peut peut être le faire à ma place (je suis assez fainéante comme Bidule, il faut bien que j'ai quelques défauts Very Happy )
si toutefois j'ai bien compris et s'il s'agit de développer des exemples de modernité , c'est bien cela le sens de la demande ?

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Ase le Ven 27 Jan - 13:08

Ok...

Parce je pense que ce sujet mérite d'être bien plus approfondi.

Déjà, je ne suis pas si certain que les sociologues aient raison lorsqu'ils se mettent d'accord pour dire que la "mort de Dieu" (c'est-à-dire la mort du phénomène religieux) entraîne une crise de la morale et un grand vide métaphysique.

De plus, je ne sais pas si le philosophe Marcel Gauchet, a raison dans sa thèse sur le tristement célèbre "désenchantement du monde" qui aboutit à la conclusion du déclin religieux (selon lui cela est dû au fait qu'on a fait de la religion une affaire privée).

Enfin, bien qu'au cours du XXème siècle la politique a souvent pris des allures religieuses, peut-on dire qu'il y a réellement une même idéologie sous-jacente ? Peut-on même dire que les Nations et leurs gouvernements sacralisent leur Patrie ? Quels sont les accents religieux du politique ?

Voilà pour te donner des idées de réflexion.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Ven 27 Jan - 13:21

ah , ok ! je n'avais donc pas bien compris , merci de tes précisions
je comprends bien ce que tu exposes et je suis d'accord avec toi
ceci dit , ça m'intéresse moins d'en discuter moi même , je préfère te lire et ceux qui voudront bien participer

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Ven 27 Jan - 16:54

Ase
"un peu" développer, c'est vague parce que le sujet est immense.
N'étant pas croyante, mon point de vue dérangera les croyants et je ne suis pas ici pour cela, mais si tu poses une question précise, j'essaierai. Wink

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Ase le Sam 28 Jan - 21:03

Il me semble que la croyance est une chose personnelle qui ne regarde pas l'état.
De ce point de vue, je donne raison à Marcel Gauchet, la religion est une affaire privée.

Cependant, je lui donne tort lorsqu'il en fait la cause du déclin religieux (si déclin il y a).
Si la religion est une affaire privée, elle est à séparer du pouvoir politique. C'est le principe même de la laïcité, qui implique de laisser les gens libres de croire ce qu'ils veulent, ce qui favorise davantage, probablement, une authentique démarche spirituelle.

Concernant la "mort de Dieu" (la mort du phénomène religieux), il faudrait se demander ce qui fait que les hommes deviennent athées actuellement et ce qui fait que certains prônent une spiritualité laïque (sans Dieu). Parce que si l'on constate que dans certains pays occidentaux, le Christianisme régresse, on constate aussi que dans d'autres pays en Afrique et en Amérique Latine, il progresse.


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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Sam 28 Jan - 21:14

il progresse surtout là où il remplace l'Islam (Afrique, Asie musulmane), et il régresse dans les sociétés à tradition chrétienne qui sont devenues laïques (dans le sens: séparer la religion et la politique).   J'ai trop bien connu cette transition de l'ancien système où on était exclu de la société si on n'était pas un "bon chrétien".  Même actuellement, je pourrais citer plusieurs personnes dans ma propre famille qui ne gardent une façade chrétienne que pour être bien vus d'un certains milieu, mais qui m'ont avoué avoir perdu la foi.

Les chrétiens protestants évangéliques, financés par les USA pour contrer l'Islam, ont une politique de conversion très puissante: il faut aussi en tenir compte. Dans les pays où la "religiosité" est encore une exigence sociale, il est mieux vu de changer de religion que de s'avouer athée ou agnostique qui sont en général mal vus parce qu'assimilés à des égoïstes sans foi ni lois.

Je te rejoins pour le plaidoyer d'un gouvernement laïque: la croyance est personnelle et ne devrait même pas être imposée aux enfants. Enseignée oui, mais en leur expliquant qu'il y a plusieurs religions et philosophies qui se valent.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Sam 28 Jan - 22:22

qui se valent ?
pour moi , non , c'est déjà leur imposer quelque chose
il vaut mieux leur dire qu'il y en a plusieurs qu'ils devront étudier pour s'en faire eux même une opinion

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Ase le Dim 29 Jan - 8:32

Les chrétiens protestants évangéliques, financés par les USA pour contrer l'Islam, ont une politique de conversion très puissante: il faut aussi en tenir compte.

Si j'ai bien compris, cette influence est surtout présente en Amérique Latine où la ferveur de certains y est très ardente, et en Afrique ?


Dans les pays où la "religiosité" est encore une exigence sociale, il est mieux vu de changer de religion que de s'avouer athée ou agnostique qui sont en général mal vus parce qu'assimilés à des égoïstes sans foi ni lois.

Je n'avais jamais pensé à cela. Tu as un exemple ?


Je te rejoins pour le plaidoyer d'un gouvernement laïque

Oui.

Cependant, j'ai l'impression que le modèle de laïcité française est une exception à l'échelle planétaire. Voire même qu'il est minoritaire au sein de l'Union Européenne.

Aux États-Unis, c'est encore différent puisque la religion colore naturellement le paysage politique : les politiciens affichent souvent leurs convictions au nom de leur foi, et la "droite religieuse" (union des républicains ultra-religieux et des religieux ultra-réactionnaires) s'épanouit au point d'être l'une des forces les plus influentes du pays.

Et on ressent cette coloration dans la morale publique.

Même si le principe de laïcité se trouve inscrit dans la Constitution Américaine, elle n'a jamais fait vraiment partie de la culture américaine.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Dim 29 Jan - 9:05

l'influence des missionnaires évangéliques est partout, notamment là où il faut conquérir des peuples primitifs (en général panthéistes) qu'on veut discipliner et exploiter, mais c'est très minoritaire sauf si on considère aussi les non-religions asiatiques (hindouisme, bouddhisme): c'est surtout face à l'Islam qu'il est actif et les USA y consacrent des moyens importants, pour contrer les pays de la péninsule arabique qui financent l'implantation de l'Islam.  La lutte et clairement politique et économique: un chrétien sera acquis à la mentalité "occidentale" et plus susceptible de devenir un bon consommateur, tandis qu'un musulman, qui s'identifie très fort à sa foi et a des valeurs très différentes (notamment le rejet d'une hiérarchie).

Je n'ai pas le temps de retrouver des articles sur le net, mais j'ai déjà vu plusieurs reportages et lu pas mal à ce sujet.  Je ne serais pas étonnée qu'il soit +/- "tabou".  Ouvre les yeux et les oreilles et tu tomberas souvent sur des articles de ce style
L'invasion par la religion ne date pas d'hier, et les missionnaires parfaits sont très croyants et convaincus qu'ils vont sauver des âmes, mais ne se rendent pas compte qu'ils sont envoyés comme avant garde d'une "ouverture des marchés" et d'autres comportements colonialistes: main d'oeuvre bon marché pour piller les ressources naturelles...  Un livre passionnant se basant sur des témoins directs des débuts du colonialisme belge "Congo".   Extraits à lire ICI

Un reportage terrifiant sur le résultat de cette manipulation des esprits par une religion fondamentaliste et manipulée politiquement. Il a gagné de nombreux prix, je pense qu'il faut l'avoir vu une fois dans sa vie. C'est une réalité, hélàs caricaturale comme peuvent l'être les américains (capables du pire et du meilleur), mais à partir de cet exemple, on peut déceler ces techniques de lavage de cerveau dans d'autres domaines.



Je n'avais jamais pensé à cela. Tu as un exemple ?
le vécu de toute ma vie de famille et de nombreuses observations.  

Ma famille, catho quasi intégriste, n'a pas accepté que je "perde la foi".  Pour eux, un athée était d'office un dévoyé, amoral, égoïste et jouisseur.  Ils ont été un peu rassurés de voir que mon comportement ne changeait pas, mais ce n'est que 25 ans après, quand je me suis déclarée bouddhiste, qu'ils ont enfin été rassurés.  Ils ne devaient plus dire "elle a perdu la foi" ou "elle est athée", ou adepte du "nouvel âge" mais: "elle est bouddhiste", ce qui est devenu fort bien accepté grâce à la bonne bouille du Dalaï Lama.  Ils avaient heureusement déjà pas mal évolué entretemps vers plus d'ouverture.
Le qu'en dira-t-on, reliquat de "cohésion sociale par la religion" joue un rôle énorme.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Dim 29 Jan - 9:45

je trouve que les USA , malgré ce qu'on en dit , sont très tolérants en matière de religion , il n'y a qu'à voir le nombre de religions et le nombre de branches différentes à l'intérieur de ces religions (chez les protestants notamment )
eux leur bête noire c'était plutôt le communisme

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Ase le Dim 29 Jan - 9:55

Un reportage terrifiant sur le résultat de cette manipulation des esprits par une religion fondamentaliste et manipulée politiquement [...]Jésus Camp

Je l'ai vu il y a quelques années. C'est un bon documentaire, ce serait bien que je le revoie.
Mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi tu parles de "manipulation politique", je ne visualise pas le mécanisme sous-jacent. Qui est derrière et en quoi cela sert-il des intérêts politiques ?



Le vécu de toute ma vie de famille et de nombreuses observations.

Ok, je n'avais pas compris en fait. Merci de ton partage.

Tu parlais de "pays" où la religiosité est une "exigence sociale".
En fait, c'est sur ce point que je voudrais des exemples, plus généraux.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Dim 29 Jan - 10:13

pourquoi tu parles de "manipulation politique",
parce que tout cela est orchestré au niveau politique.  
La religion et la politique ont TOUJOURS été liés.   Relis l'histoire de France ou de n'importe quel pays où la religion est structurée, "avalisée" par un texte "inspiré Dieu". Tu le retrouves même au Bhoutan où le Bouddhisme est religion obligatoire...

Si tu es croyant, ne crains rien: cela n'ébranlera pas ta foi parce que cette manipulation n'est évidemment pas dans la ligne des enseignements spirituels, mais la construction des dogmes et des religions se fait dans un cadre politique: unifier un pays, contrôler la population (Dieu est un "policier" omniprésent et... gratuit) soit prétexte à conquérir des territoires ou des biens, soit au contraire: résister à l'envahisseur.  Au pire, cette démarche te fera prendre un peu de distance par rapport aux dogmes.
D'un autre point de vue, observe comme la religion des fondamentalistes de tout poils sert de leid motif à des actions politiques (invasion, oppression, prise de pouvoir, attraction d'adeptes....)

Pour la colonisation prenons l'exemple du Congo: de gentils missionnaires sont envoyés: il soignent, créent des écoles, convertissent.  Ils sont bien intentionnés, fermement convaincus de "sauver des âmes", c'est une condition indispensable pour qu'ils se dévouent coeur et âme à leur mission et pour que leur sincérité aide à convaincre.

J'en ai parlé longuement avec des missionnaires "actuels" en Égypte, qui ne cherchent plus à convertir (ils ont compris !!!), mais simplement à aider, éduquer, former des leaders, connaître et accepter l'autre, cohabiter en paix...

On en reparlera quand j'aurai plus de temps, ici je jette quelques idées dans le désordre: c'est un vaste sujet.  Regarde déjà aux USA, ces africains enlevés de force et réduits à l'esclavage qu'on avait "consolés" en les convainquant de croire qu'ils auraient leur paradis au ciel et qui cultivaient les champs de coton en chantant des gospels...  Ces indiens d'Amazonie convaincus que rester tout nus dans la forêt était "mal" puis utilisés comme main d’œuvre bon marché pour cultiver... 
Un ami cinéaste a fait un long reportage sur la sédentarisation de la dernière tribut nomade d'Amazonie : poignant... ils étaient payés en riz et en biscuits.

Le début du reportage "Jesus Camp" le dénonce en quelques phrases: on y entend Bush faire ses déclarations, et les soldats volontaires pour aller se battre en Irak sont les enfants que tu vois dans le reportage: convaincus qu'ils vont combattre le Mal au nom de Dieu.  Ils en reviennent souvent traumatisés à vie... un deuxième "massacre" dont on ne parle pas assez: ils ont souvent compris comme ils avaient été bernés, manipulés et sombrent dans la dépression.  Tuer des "ennemis" dont on se rend soudain compte qu'ils sont nos frères est un choc profond.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Ase le Dim 29 Jan - 11:52

Bonjour Aureae,

Il est vrai que religion et politique ont toujours été liés de près, on a pu voir encore en ce siècle à quel point la politique a souvent pris des allures religieuses, mais peut-on dire qu'il y a réellement une même idéologie sous-jacente ? Les mêmes intérêts ? Peut-on se demander quels sont les accents religieux du politique ?

Tu dis que les actes religieux missionnaires (si j'ai bien compris) sont orchestrés au niveau politique, mais je n'en voyant pas le mécanisme, ce n'est pas suffisant pour m'en convaincre.
Tu sais, je suis d'une grande inculture sur ce sujet, et j'aimerais vraiment comprendre.
Tu sais, je ne me suis jamais senti religieux, ni ayant un goût prononcé pour le politique, cela explique peut-être les raisons de mon inculture. J'ai toujours privilégié les enseignements spirituels, ce qui m'a d'un certain point de vue aveuglé de la réalité politique de la construction religieuse. Tu as dit, et je trouve cela très fort de ta part, que "la construction des dogmes et des religions se fait dans un cadre politique". Cette politisation du religieux permet de contrôler et de manipuler une population si j'ai bien compris.
J'avoue que tu m'interpelles, m'interroges et soulève mon ignorance sur le sujet. Du coup, j'ai soif d'en apprendre davantage. Encore une fois, je suis conscient que la religion peut servir à instrumentaliser des actions politiques, Daesh en est un bel exemple, mais j'ai du mal à voir cela avec le christianisme de notre époque et le bouddhisme de notre époque.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Dim 29 Jan - 12:00

il faut un peu relire l'Histoire avec un regard neutre et critique, lire entre les lignes des infos qu'on nous distille, ça te permet de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui...

Celui qui m'a le plus ouvert les yeux sur l'actualité est un ami proche qui a été 23 ans reporter de guerre indépendant dans les pires conflits de la planète. Chaque voyage était préparé soigneusement, il rentrait en contact avec des personnes influentes pour connaître le dessous des cartes et savoir que filmer. Par exemple il a travaillé pour constituer des dossiers pour la Cour Pénale Internationale, pour servir dans les procès de crime contre l'Humanité.

Je te souhaite de bonnes découvertes de cette triste réalité, je n'ai pas approfondi tout cela, mais rien qu'en ouvrant les yeux et les oreilles, tu en apprendras beaucoup. Inutile de dire qu'il faut toujours rester sceptique et vérifier ses sources, si possible non officielles mais la difficulté est qu'il y a là beaucoup de désinformations orchestrées, et de fausses infos. Pas facile de détricoter tout ça.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Ase le Dim 29 Jan - 12:24

la difficulté est qu'il y a là beaucoup de désinformations orchestrées, et de fausses infos. Pas facile de détricoter tout ça.

C'est tout l'intérêt des forums : poser des questions afin d'y voir clair, et continuer de creuser la question. Parce qu'on en instrumentalise la religion dans tous les sens, et en faire un objet du politique est peut-être également une mésinformation ou une désinformation.
De même en ce qui concerne les idéologies sous-jacentes à la politique d'un côté et à la religion de l'autre côté.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Dim 29 Jan - 14:00

bien sûr qu'utiliser la religion, déformer les textes c'est lui faire injure !
À chacun de voir, dans sa pratique religieuse, ce qui semble fondamental et utile, et ce qui semble vain. Je comprends que les croyants ne le fassent pas facilement parce qu'ils trouveront toujours un dogme qui leur barrera la route, mais comme agnostique j'ai pu me livrer à cet exercice sans aucun parti pris, et c'est fort intéressant.
Je n'ai même pas le parti pris de nier l'existence d'un dieu créateur, c'est seulement le dieu décrit par les religions qui me semble fort "humain", dans le mauvais sens du terme.

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Invité le Dim 29 Jan - 16:45

Ase a écrit:Pourquoi la religion et la politique se ressemblent autant ?

Des anciennes royautés sacrées au communisme, de la religion civile américaine à l’islamisme : dans l’histoire, les formes politique et religieuse ont toujours eu tendance à se muer l’une dans l’autre. Sans doute en raison d’une nature commune…


Mon avis est que si religion et politique se ressemblent, c'est que la religion est un dérivé de la politique.
C'est-à-dire que la religion est une sacralisation de valeurs politiques, comme le culte d'une personnalité, ou la vénération d'une idée.

Si je prends par exemple l'histoire de Moïse et que je l'analyse en l'ôtant de sa gangue religieuse, il reste l'histoire d'une révolution politique dans laquelle l'ordre ancien (incarné par un potentat local qu'on a fait passer pour roi d’Égypte) a été balayé, submergé, noyé, par un ordre nouveau.

Pourquoi y a-t-il sacralisation de valeurs ou d'un individu qui devient un dieu ? Probablement la peur de la mort qui touche tant les individus à titre personnel qu'une civilisation dans son ensemble.
La tentation devient grande alors de vouloir fixer un mode de vie pour l'éternité.

Pensez-y la prochaine fois que dans un débat politique, vous entendez parler des valeurs "sacrées" de la République...

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Ase le Dim 12 Fév - 9:25

Merci Anoushviran.

As-tu lu l'ouvrage d'Emilio Gentile, Les Religions de la politique. Entre démocraties et totalitarismes ?

Une critique de cet ouvrage par la philosophe Solange Chavel (http://univ-poitiers.academia.edu/SolangeChavel)

« Voyage au cœur des religions de la politique » (p.250) , qui conduit de la démocratie américaine du XVIIIe siècle aux régimes du XXIe siècle en passant par tous les continents, le livre d’Emilio Gentile propose d’analyser une articulation particulière de la religion et de la politique. Il ne s’agit pas de ce que l’auteur appelle les « politisations de la religion », c’est-à-dire des cas où une religion se sert du pouvoir politique comme d’un instrument de prosélytisme. Il ne s’agit pas non plus d’une instrumentalisation de la religion au profit d’un pouvoir politique. Il s’agit, plus spécifiquement, de tous les cas où le champ politique lui-même se voit investi de valeurs transcendantes, où il devient le pivot de « croyances, mythes, rites et symboles » qui en font une véritable religion. Dans ce cas, « nous assistons à la formation d’une religion de la politique, religion désignant un système de croyances, de mythes, de rites et de symboles qui interprètent et définissent le sens et la fin ultime de l’existence humaine, en subordonnant le destin de l’individu et de la collectivité à une entité suprême » (p.14) . L’ouvrage entier repose donc sur ce constat, abondamment et parfois tragiquement illustré au cours du siècle passé, que, dans les sociétés modernes et sécularisées, la politique peut être investie de valeurs transcendantes et jouer pour les individus et la collectivité le même rôle de guide moral, de garant du sens de l’existence que jouent les religions. Mais, Emilio Gentile prend soin de le préciser dès le départ, et la variété des cas examinés au cours de l’ouvrage l’atteste, il ne s’agit pour lui ni de dénoncer ni de promouvoir cet investissement de la politique par des croyances, mythes, rites et symboles. Car la religion de la politique peut aussi bien prendre la forme d’une « religion civile », qui « garantit la pluralité des idées, la libre compétition pour l’exercice du pouvoir et la révocabilité des gouvernants de la part des gouvernés grâce à des méthodes pacifiques et constitutionnelles », que d’une « religion politique » qui « sacralise un système politique fondé sur le monopole irrévocable du pouvoir, sur le monisme idéologique, sur la subordination obligatoire et inconditionnelle de l’individu et de la collectivité à ses lois » (p.16) . La religion de la politique peut aussi bien intervenir dans un contexte démocratique et soucieux des libertés individuelles que s’illustrer dans des régimes autoritaires : sa caractéristique principale n’est pas là, mais dans le rapport à la sphère politique comme à un domaine de valeurs communes et transcendantes.

La description de Gentile suppose donc l’existence d’une « dimension religieuse de la politique en tant que politique » (p.26) . C’est dire que l’auteur refuse d’emblée ce qu’il appelle l’interprétation « charlatanesque » des religions de la politique, qui ne verrait dans les croyances, mythes, rites et symboles dont se voit auréolé le pouvoir qu’un moyen purement instrumental d’asseoir une domination. Au fond, une telle interprétation souffre du défaut commun à toutes les lectures qui prétendent « démystifier » un phénomène et le lire exclusivement comme une entreprise cynique de tromperie : pour qu’une tromperie fonctionne, il faut encore qu’elle soit vraisemblable. Pour que la religion de la politique puisse être instrumentalisée par des dirigeants peu scrupuleux, il faut pourtant qu’il soit possible d’investir le champ politique de telles valeurs. L’interprétation charlatanesque souligne avec raison l’usage instrumental que les régimes totalitaires notamment ont fait de la sacralisation du pouvoir, elle ne permet pas d’expliquer pourquoi le champ politique peut se voir investi de telles valeurs. Contre cette interprétation réductrice, Gentile s’inspire de trois autres thèses.
- Il reprend à Durkheim son analyse fonctionnaliste de la religion, qui lui assigne le rôle social d’expression de la totalité de la vie collective, autour de valeurs communes.
- L’interprétation fidéiste se place cette fois du point de vue des « croyants » pour soutenir que la religion de la politique intervient, dans des sociétés modernes largement sécularisées, pour remplir le vide laissé béant par le recul des religions traditionnelles.
- L’interprétation à laquelle Gentile semble le plus emprunter s’inspire de la théorie du sacré avancée par l’historien des religions Rudolf Otto à propos des religions antiques : le sacré est l’expérience du « numineux », c’est-à-dire d’une puissance qui tout à la fois dépasse, est insaisissable et incompréhensible, et en même temps attire, appelle, suscite un comportement particulier. Selon Gentile, « une fois libéré de la sacralisation que lui avait assignée la religion traditionnelle, l’Etat peut apparaître comme une réalité numineuse, une puissance impressionnante qui instaure un lien de totale subordination » (p.45-46) .

Le pari de l’ouvrage est alors de montrer que l’unique vocable de « religion de la politique » peut être pertinent pour analyser des phénomènes aussi divers que, dans l’ordre, la démocratie américaine des Pères fondateurs, la démocratie française du XVIIIe siècle, les « nouvelles religions de la société, de l’humanité, de la nation » (p.79) qui surgissent au XIXe siècle avec des personnages comme Saint-Simon, Comte, Mazzini ou Mickiewicz, le fascisme italien, le nazisme et la Russie communiste, les « déifications communistes » (p.214) (Chine de Mao, Corée de Kim Il-Sung). Gentile appuie à chaque fois sa démonstration sur deux éléments majeurs : d’abord, il cite abondamment les intellectuels de l’époque qui ont pu dans chaque cas analyser ces régimes comme des religions d’un nouveau genre ; ensuite, il s’efforce de mettre en valeur les « croyances, mythes, rites et symboles » qui ont accompagné ce processus de sacralisation de la politique. Le cœur de l’ouvrage est donc consacré à la patiente description de ces cas historiques, qui tend à en dégager progressivement les invariants.

Gentile peut ainsi conclure sa démonstration par l’énoncé de quatre symptômes de la religion de la politique :
Une religion de la politique se manifeste par conséquent chaque fois qu’un mouvement ou un régime politique :
a) consacre la suprématie d’une entité collective séculière en la situant au centre d’une constellation de croyances et de mythes qui définissent le sens et la finalité de l’existence sociale et déterminent les principes du bien et du mal ;
b) formalise cette conception en un code de conduite éthique et sociale qui lient l’individu à l’entité sacralisée par une fidélité et un dévouement qui peuvent aller jusqu’au sacrifice de sa vie ;
c) considère que les siens appartiennent à une communauté d’élus et interprète sa propre action politique comme une fonction messianique pour l’accomplissement d’une mission au profit de l’humanité ;
d) institue une liturgie politique vouée à adorer l’entité collective sacralisée à travers le culte des figures qui la matérialisent et la représentation mythique et symbolique d’une histoire sacrée, périodiquement actualisée dans la ré-évocation rituelle des événements et des exploits réalisés par la communauté des élus au cours de l’Histoire (p.256-257) .

À ce titre, l’ouvrage de Gentile remplit bien la tâche qu’il s’était proposé : fournir « une introduction critique à l’étude de la sacralisation de la politique, fondée sur une enquête qui mêle histoire et analyse théorique » (p.25). Il présente un matériau abondant et permet d’ouvrir certaines questions proprement conceptuelles. Une première question peut tout simplement surgir de l’expression « croyances, mythes, rites et symboles », qui parcourt le livre. Selon Gentile, c’est en effet la présence simultanée de ces quatre éléments qui signale l’existence d’une religion de la politique. De fait, l’ouvrage permet d’illustrer chacun de ces termes : l’analyse du billet de un dollar qui ouvre le livre illustre de manière manifeste l’usage des symboles ; le culte de la personnalité maoïste, par exemple, et l’écriture d’une histoire sainte avec la Longue Marche présentent les aspects mythiques et rituels ; la doctrine du Juché de Kim Il-Sung met en valeur le système de croyances que son régime s’est employé à enraciner, etc.
Mais on pourrait avoir envie de demander comment s’articulent ces quatre éléments, dont deux – croyances et mythes – sont relatifs au discours qu’une communauté tient sur elle-même, et deux autres – rites et symboles, touchent aux pratiques et usages qu’elle met en œuvre.

Est-ce que les croyances sont nécessaires à la mise en place des rites et des symboles ? Ou est-ce au contraire la pratique des rites et l’usage des symboles qui permet d’enraciner et de donner chair aux croyances et aux mythes ? Quel élément conditionne l’autre : le discours, la construction d’une identité narrative, ou sa ritualisation et son rappel symbolique ? On imagine que la réponse est sans doute loin d’être univoque, et que les différents éléments s’influencent et se confortent les uns les autres. Mais poser la question permet de tenter de distinguer les croyances imposées autoritairement de celles qui naissent plus spontanément d’une histoire et laissent davantage de prise à une éventuelle critique. Gentile propose en effet lui-même de distinguer les « religions politiques », autoritaires, des « religions civiles », démocratiques et libérales. Mais le vocable unique de « religion de la politique » qu’il déploie et exemplifie tout au long de l’ouvrage permet mal de distinguer ses deux sous-espèces. On peut alors se demander où passe la limite entre une religion de la politique qui symbolise l’excès d’un pouvoir autoritaire et étouffant, et une religion de la politique qui reflète au contraire l’unité d’une collectivité, construite par le partage d’une histoire.

La recherche d’un tel critère de distinction semble comporter deux étapes. On pourrait tout d’abord mettre en doute le fait que des « croyances », avec ce qu’elles supposent d’irrationnel, puissent être compatibles avec quelque collectivité politique libérale que ce soit. Même s’il se montre extrêmement prudent et nuancé, Gentile semble pourtant pencher vers l’idée que les croyances collectives demeurent presque indispensables au fonctionnement d’une collectivité politique. S’il ne l’affirme pas lui-même, la citation de Tocqueville placée en exergue semble incliner fortement en ce sens. Mais cette même citation ouvre la deuxième étape de l’argumentation. Si l’on suppose en effet que toute collectivité suppose le partage de certaines croyances, qu’est-ce qui permet alors de distinguer entre des croyances autoritaires et des croyances qui laissent place à une critique libérale ? La citation de Tocqueville, à cet égard, est presque inquiétante : « Les croyances dogmatiques sont plus ou moins nombreuses, suivant les temps. Elles naissent de différentes manières et peuvent changer de forme et d’objet ; mais on ne saurait faire qu’il n’y ait pas de croyances dogmatiques, c’est-à-dire d’opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter. Si chacun entreprenait lui-même de former toutes ses opinions et de poursuivre isolément la vérité dans des chemins frayés par lui seul, il n’est pas probable qu’un grand nombre d’hommes dût jamais se réunir dans aucune croyance commune. Or, il est facile de voir qu’il n’y a pas de société qui puisse prospérer sans croyances semblables, ou plutôt qu’il n’y en a point qui subsistent ainsi ; car, sans idées communes, il existe encore des hommes, mais non un corps social. Pour qu’il y ait société, et, à plus forte raison, pour que cette société prospère, il faut donc que tous les esprits des citoyens soient toujours rassemblés et tenus ensemble par quelques idées principales ; et cela ne saurait être, à moins que chacun d’eux ne vienne quelquefois puiser ses opinions à une même source et ne consente à recevoir un certain nombre de croyances toutes faites »

Ce que suggère en effet Tocqueville, ce n’est pas seulement que les croyances collectives doivent exister pour que la communauté politique soit durable, c’est que celles-ci sont de surcroît nécessairement dogmatiques. Où peut alors résider la distinction entre « religions politiques » et « religions civiles » ? Sans prétendre résoudre la question, on peut suggérer qu’une piste de réponse se trouve peut-être dans l’étude de la formation historique des croyances et des rites. A titre d’exemple, on peut proposer le contraste suivant, entre les croyances et les rites tels qu’ils se sont développés dans la Corée de Kim Il-Sung et tels qu’ils se sont développés dans la France républicaine. La description que Gentile donne dans son livre montre clairement que, dans le cas de la Corée de Kim Il-Sung, « croyances, mythes, rites et symboles » sont imposés autoritairement, pour servir une fin politique évidente, qui est le maintien au pouvoir du dictateur : « A partir des années soixante, il [Kim Il-Sung] favorisa vivement l’institution d’une religion politique fondée sur la divinisation de sa personne et sur la sacralisation de sa pensée, la doctrine Juché (“Compter sur ses propres forces”), un mélange de marxisme, de léninisme et de nationalisme imposé à toute la population par le règne de la terreur, de la propagande et une politique d’endoctrinement capillaire et systématique » (p.220) . Croyances et mythes servent à construire une communauté politique unie autour de la personnalité du dirigeant. Or, il semble que les « croyances, mythes, rites et symboles » politiques, présents de manière également manifeste dans la République française, aient cependant une histoire toute différente, et se soient formés et maintenus au moins autant sous l’impulsion du pouvoir politique que par la pratique spontanée des individus. On peut par exemple songer à la manière dont Antoine Prost, dans ses études sur les monuments aux morts édifiés après la première guerre mondiale, montre qu’il s’agit là d’une institution spontanée, qui vient incarner une religion républicaine abstraite non pas en vertu d’un décret de l’Etat, mais en réponse aux pratiques mêmes des citoyens.
La constitution d’une histoire collective commune, la pratique des rites qui la maintiennent vivante et présente à l’esprit des individus, ne sont pas le fait du pouvoir. Antoine Prost montre ainsi que ce culte qui se développe dans l’entre-deux-guerres autour des monuments aux morts ne doit pas être lu comme un culte patriotique et cocardier, mais tout au contraire comme un culte républicain : « Le culte républicain des morts de la guerre, tel qu’il se constitue et se pratique entre les deux guerres, est sans doute le seul exemple historique de religion civile au sens de Rousseau, et il apparaît en un moment précis. D’une part, avec la séparation des Eglises et de l’Etat, celui-ci s’est interdit de faire appel aux religions constituées pour développer l’amour des lois. D’autre part, la guerre a été terrible, et les sacrifices qu’elle a demandés excèdent ce qu’on peut attendre de la simple obéissance civique ».

Avec le concept de « religion de la politique », Gentile nous invite à voir comment, dans des sociétés modernes et sécularisées, le champ politique en vient presque naturellement à devenir le garant des valeurs et de la vie des individus. Il s’attache ainsi à souligner le rôle que l’irrationnel, les émotions, l’identification « dogmatique » – pour reprendre le terme de Tocqueville – à une histoire collective peuvent jouer dans la constitution d’une unité politique. Mais la distinction qu’il propose de faire entre des religions politiques autoritaires et des religions civiles, démocratiques et libérales, ouvre un questionnement sur les modes de formations de ces croyances et la manière dont les individus sont amenés à y adhérer.

http://www.raison-publique.fr/article155.html

Voilà, j'espère que ça te plaira

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par dan26 le Dim 5 Mar - 10:56

pour répondre à la question de départ,
: parce que les fois, qu'elles soient religieuses, ou politiques, fonctionnent sur le même, schéma.

Ne pas oublier que faire peur pour faire croire est la méthode la plus pratiquée à ce jour encore, et ça marche .

Voyez les écolos, la droite, la gauche , les religions monothéistes, les syndicats , etc toutes ces philosophies utilisent le même ressort faire peur .

amicalement

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Re: Idéologie et religion même combat ?

Message par Dede 95 le Dim 5 Mar - 13:32

Les syndicats ne sont pas là pour faire peur, mais pour défendre les intérêts matériels et moraux de leurs membres, au même titre que bien des structures, les CCI par exemple, même si elles interviennent, pour cette défense, dans la vie politique.
Les partis politiques aussi ne sont pas là pour faire peur, mais pour proposer aux citoyens une gouvernance de leurs intérêts contenus dans la "cité".
Les religions ont ce même soucis, diriger la "cité", et ils ne manquent pas, à chaque fois qu'ils en sont autorisé, de le faire, suivant leurs principes!
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