Les doubles

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Les doubles

Message par Amandine le Dim 9 Sep - 0:07

Les doubles


Résumé :


Mahnoor aimerait avoir le courage de sortir de l’atelier où elle travaille douze heures par jour. Elle rêve de sortir dans les rues, les arpenter, entrer dans une école. Fièrement, elle irait vers un français, un blanc de France, comme ceux qui se promènent sur les pavés, ceux qu’elle voit derrière la fenêtre. Elle dénoncerait monsieur Li qui prend les sous de son père, qui vole la santé de sa mère et lui dérobe son enfance. Mais elle ne peut pas… Elle imagine seulement.

Les doubles imaginaires sont partout. Chaque fois qu’un homme réinvente son histoire, il rêve de retourner voir cette jolie fille et l’embrasser fougueusement. Son double le fait. Cette femme se verrait chanteuse et star, son double l’est déjà. Vous tueriez bien votre meilleur ami pour sa trahison impardonnable ? Attention. Votre double imaginaire commence déjà à se matérialiser.  Amour, passion, haine, colère, espoir… vos sentiments le nourrissent.
Seul l’ambassadeur les voit. Il est le lien entre le monde imaginaire et le monde réel. A lui de veiller sur eux, sur vous.
Un récit sur ce que nous sommes et ce que nous rêvons d’être. Deux adolescents confrontés au monde imaginaire… des autres.









Première partie : un monde peuplé de double


Chapitre 1 : Collège de Bassano, couloir du premier étage, 9h55


Madame Magnard  s’était encore retrouvée enceinte. Et quelle surprise, ils étaient arrivés par deux : des jumeaux. Les enfants avaient envahi la vie tranquille de Madame et Monsieur, au moment même où ceux-ci pensaient accéder à un repos bien mérité.
Ces braves gens avaient courageusement élevé trois enfants et monté une entreprise de cartonnages, papiers et divers emballages qui marchait désormais plutôt bien. Lorsqu’ils eurent atteint l’âge respectable de quarante et quarante-cinq ans, que leurs enfants commençaient à quitter le nid. La nouvelle leur est alors tombée dessus comme deux coups de masse sur la tête : Pierre et Marie.
C’était il y a 13 ans, les jumeaux ont bien grandi maintenant.
Non, ce n’est pas « Pierre et Marie Curie », évitez de sortir cette blague-là ;  aujourd’hui Marie n’est pas d’humeur. Elle soupçonne ses parents d’avoir choisi ce duo de prénoms ridicule par vengeance pour ce coup bas du destin.   Elle poursuit ses pensées et son chemin, tout en réajustant le bandeau dans ses cheveux. Soudain, une voix l’interpelle.
- Eh ! Marie Curie, ton frère est à l’infirmerie, il s’est tordu la cheville en sport.
L’imbécile qui vient de lui parler dans le couloir de l’établissement est un camarade de classe de son frère. Jérémy, le beau gosse du collège. Malheureusement la jeune fille est assez insensible à cet aspect de sa personne.
- Si tu m’appelles encore comme ça, je t’assure que tu vas le rejoindre à l’infirmerie avant d’avoir le temps de ravaler ton sourire stupide. Dit-elle en partant.
Marie étant la chef d’équipe de l’association sportive du collège, Jérémy décide prudemment de garder ses distances. En jogging du lundi au vendredi, elle semble toujours prête à bondir, elle profite également de cet accoutrement pour dissimuler sa silhouette de garçonnet, sans formes malgré ses quatorze ans. Ce que Jérémy ne sait pas c’est qu’elle pratique la gymnastique comme sport. Elle pourrait lui faire un saut périlleux avant, un grand écart ou encore un saut périlleux arrière mais la boxe n’est pas sa spécialité. Ca Jérémy n’y a pas pensé. Il n’est pas très futé.  On ne peut pas tout avoir : être beau, intelligent et pourquoi pas riche et costaud pendant qu’on y est. Non, ne soyez pas jaloux, il n’est que beau. Et un peu costaud tout de même…
Recentrons-nous sur le problème. Ce pauvre Pierre est tout de même à l’infirmerie avec sa jambe tordue. Il n’est pas en quatrième comme sa sœur mais en troisième car c’est un « enfant précoce ». Comme si ce n’était pas assez énervant d’avoir un frère jumeau, en plus, il est maladroit.  Qu’a-t-il bien pu lui arriver encore ?
* * *
Nous ne pourrons pas clore ce chapitre sans avoir rendu justice aux parents de Pierre et Marie. S’ils ont choisi ces prénoms c’est parce qu’ils les trouvent très jolis, séparément. Ils ont toujours beaucoup aimé les deux petits derniers, malgré tout !


Chapitre 1, encore… : Collège de Bassano, couloir du premier étage, 9h55

Cette petite fille s’appelle Mahnoor, à genoux dans le couloir, elle pleure recroquevillée sur elle-même. Elle veut sortir, elle veut voir le soleil et jouer. Ses petites mains lui font mal et en plus elle a peur du noir. Elle n’aime pas quand la lumière s’éteint. Autour d’elle c’est l’effusion. Les collégiens l’enjambent, la frôlent, la dépassent sans la voir. Ils sont bien plus grands qu’elle. Mahnoor n’a que sept ans. Son visage se redresse. Elle connaît ces baskets, ce modèle-là, c’est elle qui l’a emballé. C’est son travail : Elle prend une feuille de papier sur le tas, et en forme une boule. Après avoir soulevé la languette de la chaussure, elle l’enfonce tout au fond. Une basket droite et une gauche dans chaque carton. Elle fait de grandes piles et c’est Huang qui les emmène dehors, là où elle n’a pas le droit d’aller, car elle n’a pas le droit de sortir.  D’ailleurs ce garçon la regarde. La voit-il?
- Je cherche l’intermédiaire, dit-elle dans sa langue.  C’est vous ? Monsieur aidez- moi. Je suis perdue.
Mais évidemment l’écolier ne répond pas. Il continue son chemin avec ses baskets de marque. Il interpelle une élève qui replace son bandeau dans ses cheveux, le regard vif souligné par un léger trait au crayon noir. La jeune fille semble fâchée, elle répond sèchement et poursuit sa route.
- Madame, êtes- vous une intermédiaire demande Mahnoor à l’énergique Marie.
La  jeune fille pleine d’assurance et de dynamisme semble se quereller avec le beau garçon. Elle dépasse l’enfant sans lui prêter d’attention.
- Si tu m’appelles encore comme ça, je t’assure que tu vas le rejoindre à l’infirmerie avant d’avoir le temps de ravaler ton sourire stupide. Dit-elle en partant.
Elle non plus ne lui répond pas. La fillette continue donc sa quête perdue dans ce grand collège. Son chagrin se mêle à la peur et forme une boule de feu dans son ventre. Tous ces enfants qui se promènent et qui rient, alors qu’elle… elle n’est qu’un fantôme, le double d’une petite fille enfermée qui consacre ses journées à l’emballage de baquettes tout en rêvant d’école. La petite fille espère en silence mais son double est déjà en quête de l’ambassadeur, prêt à tout pour se sauver.



Dernière édition par Amandine le Sam 15 Sep - 18:40, édité 1 fois (Raison : Texte raccourci)
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Re: Les doubles

Message par cheyenne le Ven 14 Sep - 13:54

@Amandine,
Ceci n'est pas une critique mais une suggestion. Tu ne devrais pas poster de message aussi long car l'intention de la puissance d'attention de ton lecteur diminue, il ne suit plus et ne lit donc pas ton texte jusqu'au bout. Rédige des messages courts, un chapitre à la fois, pas plus, et tu tiendras ton lecteur en haleine.
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Re: Les doubles

Message par gaston21 le Sam 15 Sep - 11:09

J'ai l'impression que notre chère Amandine s'exerce à l'écriture et elle le fait très bien Une future écrivaine?
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Re: Les doubles

Message par Amandine le Sam 15 Sep - 18:44

Bonsoir messieurs,
Cheyenne, tu as raison, lire un gros pavé sur un écran ce n'est pas agréable. Mais comme tu le sais je me sens chez moi ici, j'ai posé mon texte sur un coin de la table au cas ou quelqu'un s'ennuie. En plus il n'est même pas fini, c'est un peu comme les enfants qui sont si fière de montrer leur dessin. lol
Gaston Very Happy , ça fait longtemps que j'écris. Et maintenant je lis mes histoires à mes enfants, ce sont de merveilleux moments. J'adore inventer des histoires.
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Re: Les doubles

Message par gaston21 le Dim 16 Sep - 11:03

Continue, Amandine! Tu écris très bien! Mais pourquoi n'écris-tu pas aussi des histoires pour les vieux...qu'ont de l'âge? Sourire!
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Re: Les doubles

Message par Tatonga le Lun 17 Sep - 3:55


Bonjour.
Le résumé est un préambule qui, on le voit bien, sert à expliquer « double » et « ambassadeur » pour faciliter la lecture.
Il comporte trois paragraphes.

Le premier explique (sans le nommer) ce qu’est un double à travers un exemple et se termine par « elle ne peut pas… elle imagine seulement.» C’est bien, mais la distinction entre la personne et son double n’est toujours pas faite, pas assez claire (je sais bien qu’il s’agit d’une même personne, mais du moment qu’on a décidé de parler de double pour distinguer, alors il faut distinguer clairement). C’est donc au niveau de cette première conclusion qu’il fallait introduire le mot double. A mon avis, tout serait plus clair si on remplaçait « elle imagine seulement » par « c’est son double qui imagine » ou mieux encore par « elle imagine seulement, c’est son double qui imagine ». Ainsi, cette façon de conclure servirait en même temps de transition au 2° paragraphe.

Le deuxième paragraphe continue de parler des doubles en multipliant les exemples, c’est bien, ça permet de mieux comprendre et de mieux suivre le récit qui suit.

Le troisième paragraphe commence par « seul l’ambassadeur les voit », sans que l’on sache qui est ou ce qu’est cet ambassadeur. L’explication suit : « Il est le lien entre le monde imaginaire et le monde réel. A lui de veiller sur eux, sur vous.» C’est trop abstrait, surtout pour de jeunes lecteurs… et même pour un adulte. Or c’est très important, la compréhension du récit en dépend. Je crois qu’il est indispensable d’être plus concret ou mieux explicite. Comment ? Peut-être faut-il le faire intervenir dans ce 3° paragraphe, montrer plus concrètement comment il se manifeste ou agit, comme cela a été fait dans les 2 premiers paragraphes pour les doubles. Il est possible aussi de le faire intervenir concrètement au sein des paragraphes 1 et/ou 2. Sinon, bien et mieux expliquer son rôle, tout en expliquant clairement en quoi il est utile ou nécessaire.
Qui est cet ambassadeur, est-il celui qui a conscience de nos rêveries et qui essaie de nous en protéger ou de nous en sortir, de nous en protéger ou de nous en guérir ?

Cela fait du travail en plus, mais c’est très important au niveau de ce préambule. Cela permet de lire par la suite le récit à l’aise, de reconnaître facilement qui est double, qui est ambassadeur et qui ne l’est pas et de suivre leurs péripéties. C’est du moins ce que je crois.
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