Mohamed et les droits de la femmes.

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Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Tatonga le Mer 7 Fév - 12:09


Considérées fragiles et irresponsables, les Anglaises n’ont été autorisées à voter qu’il y a un siècle et les Française, il y a un peu plus de 70 ans.
Sous l’ancien régime, avant la révolution française de 1789, les filles n’avaient droit à aucun héritage et le mari seul avait le droit de gérer les biens du couple, y compris ceux de sa femme. Ce ne sont que quelques exemples.
Un millénaire et demi plus tôt, Mohamed était beaucoup plus en avance : la femme pouvait témoigner, gérer ses biens et avait droit à une part de l’héritage.
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Dede 95 le Mer 7 Fév - 12:32

Il n'y a pas que le droit de vote dans le droit des femmes!
Quand à l'héritage, en France en tout cas, même sous l'ancien régime, il se transmettait aussi aux femmes, en particulier pour les "marchandes"; un article de fond sur la question:
https://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2009-3-page-477.htm
Lire le Chapitre: Le Systeme à Maisons!
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Tatonga le Mer 7 Fév - 12:45

SOUS L'ANCIEN RÉGIME

Les fils seuls ont le droit à l'héritage. Les filles sont seulement "dotées", selon le bon vouloir des parents.

Le mariage, acte religieux, est soumis à l'autorisation du père, quel que soit l'âge des futurs époux.

Le mariage est indissoluble; le divorce et même la séparation de corps sont impossibles.

Le mari seul a le droit de gérer les biens du couple et les biens de sa femme (mais il n'a pas le droit de dilapider la dot de sa femme).

http://felina.pagesperso-orange.fr/doc/femm/datesfemmes.htm
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Tatonga le Mer 7 Fév - 13:27

Dede 95 a écrit:Il n'y a pas que le droit de vote dans le droit des femmes!
Ben, oui et il faut en parler.
J'ai écrit ce que j'ai écrit pour éventer les mensonges de ceux qui font mine de s'offusquer que Mohamed n'accorde à la femme que la moitié de la part de l'héritage qui revient à son frère, et que le témoignage d'une femme vaut la moitié de celui d'un homme. Ils oublient de dire qu'un millénaire après, c'était pire sous bien des cieux... et sous leurs pieds.
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par georges_09 le Mer 7 Fév - 14:25

Tatonga a écrit:
Considérées fragiles et irresponsables, les Anglaises n’ont été autorisées à voter qu’il y a un siècle et les Française, il y a un peu plus de 70 ans.
Sous l’ancien régime, avant la révolution française de 1789, les filles n’avaient droit à aucun héritage et le mari seul avait le droit de gérer les biens du couple, y compris ceux de sa femme. Ce ne  sont que quelques  exemples.
Un millénaire et demi plus tôt, Mohamed était beaucoup plus en avance : la femme pouvait témoigner, gérer ses biens et avait droit à une part de l’héritage.
Le témoignage d'une femme vaut la moitié de celui d'un homme
L'héritage d'une femme est de moitié que celui de son frère
L'homme peut épouser 4 femmes, la femme ne peut épouser qu'un seul.

Avant Mahomet, la femme arabe était infiniment mieux traitée, on le voit avec Khadija qui a épousé son homme de main Mahomet
Tant qu'elle a été vivante, pas question d'une autre femme mais après sa mort, iol a épousé deux femmes en même temps Aïcha âgée de 6 ans et Sawda âgée de 53 ans.
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par gaston21 le Mer 7 Fév - 17:22

Un peu comme sur le Bon Coin! Tu peux acheter du vieux et du jeune en même temps...
Dans l'Islam, l'homme peut "tremper son pinceau" sans trop avoir d'ennuis: la femme, par contre, peut mourir pendue ou avec des fractures du crâne, suivant la taille des cailloux...
Oui, dans la Chrétienté, la femme a été humiliée et abaissée; mais il y a eu du progrès!
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Tatonga le Mer 7 Fév - 18:46

georges_09 a écrit:
Le témoignage d'une femme vaut la moitié de celui d'un homme
L'héritage d'une femme est de moitié que celui de son frère
L'homme peut épouser 4 femmes, la femme ne peut épouser qu'un seul.

Avant Mahomet, la femme arabe était infiniment mieux traitée, on le voit avec Khadija qui a épousé son homme de main Mahomet
Tant qu'elle a été vivante, pas question d'une autre femme mais après sa mort, iol a épousé deux femmes en même temps Aïcha âgée de 6 ans et Sawda âgée de 53 ans.

Tu fais quoi là ?
Pour le témoignage et l'héritage, je l'ai écrit moi-même pour dire que c'est une immense avancée par rapport à ce qui se faisait ailleurs mille ans après?
Alors pourquoi reprends-tu la même chose sous forme de critique? Pour le comparer à ce qu'il y a aujourd'hui? ? Mille ans d'avance, ça ne te suffit pas ??

Pour les 4 femmes, oui, il est légiféré ainsi. Mais ce n'était pas obligatoire et pas sans leur consentement. Mais tu ne fais aucune comparaion dans le traitement des femmes dans leur liaison avec l'homme. Tu ne nous dis pas non plus si longtemeos après son époque, le consentement des femmes était requis ailleurs. Ensuite, je n'ai pas dit que tout ce qu'il avait légiféré était bon pour les hommes que nous sommes devenus aujourd'hui. Ce qui est certain, c'est qu'il était soit en avance sur son temps, soit sur le futur. Progressiste donc à tout point de vue en matière des droits de la femme.
Lis minutieusement les sujets avance d'intervenir, je n'ai pas le temps de m'embourber dans des échanges de sourds.

Et je ne comprends pas pourquoi tu crois utile d'ajouter "... la femme ne peut épouser qu'un seul ". Tu veux dire qu'il était injuste envers les femmes ? Sur cette question, je ne te réponds pas, d'abord parce que l'argument est idiot, ensuite parce que tu ne fais pas de comparaison pour nous dire si oui ou non il était en avance au moins par rapport à son temps. C'est donc complètement hors sujet. On peut parler de ce point précis " d'un seul homme par femme" mais dans un autre sujet.

Pour ton dernier paragraphe concernant Aicha et Khadidja et leur âge, cela n'a strictement rien à voir avec la sujet, sujet qui porte sur ce que Mohamed a légiféré pour la société, le sujet porte sur son code. En plus d'être hors sujet, tu ne fais que rapporter des ragots et des infos très controversées.
Je te précise que le sujet n'est pas de sortir n'importe quoi et de le balancer à la tête de Mohammed, de manière qu'il soit impossible à tes interlocuteurs de te répondre. Le sujet n'est pas " caillasser Mohamed n'importe quand, dans n'importe quel sujet et n'importe comment". On ne pratique pas ce sport ici, on s'en tient au sujet, à la rigueur et au sérieux.
Aicha et Khédija et leur âge n'ont rien à voir avec le sujet, d'autant que tu ne fais pas de comparaison, mais tu n'as rien à comparer puisqu'il ne s'agit pas de législation codifiée.

C'est la dernière fois que je réponds à ce genre de propos tissés d'approximations et de mensonges qui rélèvent plutôt de la diffamation et que je ne connais que trop, je ne réponds qu'à ce qui s'inscrit strictement dans le sujet.
Et, bien que l'âge n'ait pas été fixé légalement par Mohamed à 6 ans, et bien que ce soit hors sujet, et bien que " le 6 ans " que tu précises soit un grossier mensonge, je suis certain que c'est une avancée au moins par rapport au passé.
« Une jeune fille âgée de trois ans et un jour peut être acquise durant le mariage par le coït, et si elle cohabite avec le frère de son défunt mari elle devient à lui. » (Babylonian Talmud, Sanhedrin 55b)
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Tatonga le Jeu 8 Fév - 0:44

Même le Code Napoléon, qui date pourtant de 1804 est une catastrophe. Napoléon avait pourtant lu Mohamed.

Napoléon définit sans ambiguïté la place de la citoyenne dans la société à l’article 1124 de ce monument de misogynie qu’est le code civil : "Les personnes privées de droits juridiques sont les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les débiles mentaux."

"L’enfant appartient au mari de la femme comme la pomme au propriétaire du pommier. […] La femme est donnée à l’homme pour qu’elle lui fasse des enfants ; elle est sa propriété comme l’arbre à fruits est celle du jardinier" (Napoléon, Mémorial de Sainte-Hélène). Bref, "La femme et ses entrailles sont la propriété de l’homme", il en fait donc ce que bon lui semble (Code Napoléon)


Et c'est avec ça que les petits-enfants de Napoléon et leurs valets viennent chercher des poux dans la tête de Mohamed né 1000 ans avant et nous parler de sa misogynie.
http://8mars.info/le-code-napoleon?lang=fr
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Dede 95 le Jeu 8 Fév - 9:41

Sujet complexe Tatonga, on peut simplement dire que jamais la femme a eu un statut identique à l'homme, sauf dans de rares exceptions.
Par contre ce qui est certains c'est que les droits politiques des femmes étaient plus importants dans les sociétés préislamiques!
Le statut généralement admis c'est que la femme est la reproductrice de la lignée, du foyer, notion ancestrale qu'on ne peut comparer aujourd'hui avec les communautés et encore plus avec la citoyenneté!
L'homme combattait et chassait y compris aun premiers siècles de notre ère, Mahomet était non seulement marchand mais soldat, les grecs et romains étaient militaire!
Ce statut obligeait la femme à garantir le foyer, l'élevage, la culture ....et l'héritage de la filiation!
Le "modernisme" a maintenu ce statut, bien qu'il soit devenu inutile, et je dirais qu'il a empiré avec les religions monothéiste, quand on voit par exemple que les prètres à Athène étaient des ...prêtresse, chose inconcevable, encore aujourd'hui!

Je pourrais développé, mais je vous livre deux liens de Wiki qui aborde le sujet:
La Grece
https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_des_femmes_en_Gr%C3%A8ce_antique
Les arabe en préislamique:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_dans_les_soci%C3%A9t%C3%A9s_arabes

Personne ne s'étonnera que je cite Moghadam, une féministe militante!
Valentine M. Moghadam analyse de la situation des femmes à partir d'un cadre théorique marxiste, et soutient que la position des femmes est principalement influencée par l'urbanisation, l'industrialisation, la prolétarisation et la ruse politique des gestionnaires de l'état plutôt que de la culture ou du contenu intrinsèque de l'Islam. Elle considère que l'Islam n'est ni plus ni moins patriarcale que les autres religions du monde, en particulier le christianisme et le judaïsme.
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Tatonga le Jeu 8 Fév - 12:59

Dede 95 a écrit:
Par contre ce qui est certains c'est que les droits politiques des femmes étaient plus importants dans les sociétés préislamiques!
Cela m'étonnerait fort. Bien sûr, il s'est trouvé des historiens ou pseudo-historiens pour l'affirmer en se basant et en choisissant je ne sais  quels critères et ce qu'ont raconté peut-être certains historiographes qui rapportaient n'importe quoi.
Cela m'étonnerait fort pour deux raisons: d'abord parce que à cette époque préislamique, il y avait déjà des religions en place qui impreignaient certainement très fortement les esprits de populations largement ignorantes, incultes et superstitieuses. Et on sait ce que racontent ces religions. Ils ne faut pas fantasmer sur une époque lointaine plongée dans les ténèbres de l'ignorance. Ensuite parce que Mohamed a beaucoup légiféré en matière de mariage, de divorce, d'héritage, légiféré pour la femme, les orphelins, etc, et s'il a légiféré c'est bien pour corriger, pour plus de justice et d'humanisme, et non pour instaurer une société plus monstrueuse que la précédente. Cela va sans dire.
Tu vois, moi je me fie à mon bon sens et mon bon sens me protège des hallucinations de scribouillards qui à force de délirer ne s'aperçoivent même pas qu'ils piquent du nez dans le fossé. Ces imbéciles-là sont des idiots qui se basent sur n'importe quoi pour déduire des âneries.
Chez moi, dans les zones montagneuses, les femmes circulent comme si elles se trouvaient sur les Champs Elysées, sans aucun voile, vont travailler seules dans les champs, etc. Moi, je sais que dans leurs têtes elles ne sont pas différentes des autres femmes et n'ont pas un statut différent, mais si l'un de ces écrivaillons à la noix voyaient ça, imagine ce qu'ils va déduire, inférer, penser et construire.
Cela en supposant que ces conteurs ne soient pas mus par des intentions malhonnêtes, ce qui n'est pas du tout à écarter, vu toute l'hostilité qu'on manifeste à Mohamed.
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Dede 95 le Jeu 8 Fév - 14:20

Tatonga j'ai précisé quels droits, les droits politiques des femmes. C'est à dire les droits de gérer la communauté, il y a même eu une période de pouvoir matriarcal!
http://www.madmoizelle.com/societes-matriarcales-monde-286441

Pour le autres droits c'est bien certain et les deux études que j'ai cité l'expliquent! Quoique avec des pour et des contres!
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par georges_09 le Jeu 8 Fév - 14:50

Mahomet a été une catastrophe pour les femmes, elles ne sont pas traitées comme une personne mais comme un bien meuble.
Ainsi très longtemps, les sociétés islamiques ont défini le mariage comme l'achat d'un champ de labour. Le prix du champ de labour allant au tuteur de la femme, c'est à dire son père ou en cas de mort, le frère ou l'oncle.

La femme n'a pas à consentir ou refuser le mariage. C'est le tuteur qui décide.

La femme en société islamique est traitée de mineure à vie.

La Turquie, la Tunisie se sont affranchies de cette charia absurde mais même l'Algérie n'a pas osé.
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Dede 95 le Jeu 8 Fév - 15:08

Ce n'est pas propre à l'Islam!
N'oublions pas que les sociétés encore aujourd'hui sont empreintes du "péché originel" oeuvre de la femme!
Le président de la première puissance mondiale prête serment sur la Bible!
Toutes les religions monothéistes s'y réfère! Plus ou moins!
Dans une église les femmes mettent un voile, pas les hommes au contraire! Bien que celà disparaisse!
La non parité des salaires entre les deux sexes est significatif! Et que dire du pouvoir économique, bien sur on me citeras Bétancourt! mais c'est une exception!

Bien sur la religion musulmane et sa charia à le pompom !
Ca ne doit pas nous faire oublier:
En France, les femmes ont le droit d’ouvrir un compte en banque ou de prendre un emploi sans l’avis de leur époux seulement depuis 1965. En 2017, il reste des pays où les femmes ont besoin d’un tuteur masculin. Ainsi, en Arabie saoudite une femme doit demander l’autorisation de son tuteur masculin (mari, père, frère, oncle) pour voyager, travailler, se marier, ou même voir un médecin.

Cette situation existe dans au moins seize pays, selon notre comptage, de la Mauritanie au Yémen en passant par l’Afghanistan et l’Egypte : on n’y reconnaît pas la majorité juridique aux femmes. On trouve le même type de situation en Bolivie, où les femmes doivent obtenir l’autorisation de leur époux pour pouvoir travailler. En Russie, 456 professions sont directement interdites aux femmes, comme les postes de conductrice de camion agricole, aiguilleuse de trains ou plombière.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/08/les-droits-des-femmes-dans-le-monde-de-tres-fortes-disparites-entre-nord-et-sud_5090982_4355770.html#2qWAzS7vPQdylR1g.99
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par georges_09 le Jeu 8 Fév - 15:20

Musulmans, ne lisez pas cet article, ça va vous irriter.:
Régression tragique de la condition des femmes dans les pays arabes

L’émancipation des femmes a été une réalité pendant un demi siècle, parce que l’islam discrédité jouait un rôle marginal dans les pays arabes. Le retour à l’islam et la volonté de l’islam de régir les mœurs et le monde éliminent les femmes de l’espace public, jusqu’en France et en Europe et ce, avec la bénédiction des biens pensants. Leur sort est scellé pour de longs siècles; c’est la relégation dans le long tunnel de l’asservissement.

Article de Jean-Gérard Lapacherie paru dans Mujeres Mediterraneas le 2 décembre 2004  

Des femmes émancipées

A qui voyageait dans les pays arabes du début des années 1960 à la fin des années 1970, il semblait que la Méditerranée n’était pas condamnée à séparer éternellement l’Occident de l’Islam et que les rives nord et sud se rapprochaient peu à peu. Alors le dialogue des cultures avait une réalité : des hommes et des femmes issus de ces civilisations tentaient de se comprendre en dépit des préventions. Alexandrie appartenait au même monde que Naples. Dans les rues du Caire, d’Alger, de Rabat, de Beyrouth, on aurait pu se croire à Athènes, n’était la musique plaintive diffusée à tue-tête dans les cafés. Les femmes sortaient de chez elles sans être surveillées par un mâle, vêtues comme des Françaises : un peu démodé et moins court sans doute. Ce qui faisait le charme de ces pays, c’était la joie de vivre. La démarche légère, la vivacité des conversations, le futur souriant, une insouciance gaie, tout indiquait que la civilité restaurée bénéficiait aux femmes et que la douceur des mœurs changeait leur vie. La Méditerranée était en passe de recouvrer l’unité que les conquérants venus des déserts d’Asie avaient brisée au VIIe s. Les apparences étaient trompeuses, mais au moins, les cœurs frissonnaient d’espoir, malgré les pulsions de haine qui, dans les profondeurs, commençaient à saper ce bonheur dont on ignorait alors à quel point il était fragile.

En 1923, l’Égyptienne Hoda Charaoui et ses amies, qui revenaient du Congrès féministe mondial tenu en Italie, ont retiré leur voile en descendant du wagon harem : le peuple qui se pressait dans la gare du Caire et ses alentours les acclamées. Soixante-dix ans plus tard, l’écrivain féministe Naoual el Saadaoui, menacée de mort, entre autres raisons, parce qu’elle ne voulait pas porter le voile, s’est réfugiée aux Etats-Unis, parce que personne, ni les autorités, ni la police, ni ses compatriotes, ne voulait assurer sa sécurité, de peur d’avoir à affronter l’islam triomphant

La condition des femmes dans les pays arabes subit depuis deux ou trois décennies une tragique régression.

L’émancipation effective des femmes

Pendant environ cinquante ans, de 1920 à la fin des années 1970, les femmes vivant dans les pays arabophones et dans des pays non arabophones, la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan, se sont émancipées ou ont été émancipées. Elles ont été libérées de leur statut de servantes esclaves par des hommes éclairés, penseurs ou hommes politiques libéraux, dont Qassem Amin, Mansour Fahmy, Taha Hussein, Saad Zaghloul, etc. ou par des femmes d’exception : Hoda Charaoui, Céza Nabaroui, Dorreya Chafik.

Dans ses romans parus dans les années 1950-60, l’Égyptienne Out el Kouloub énonce les thèses des penseurs du début du XXe s.. : l’alphabétisation des femmes, l’égalité des droits entre femmes et hommes, l’abolition de la répudiation, la libération de la prison du voile :

« J’entendais une voix jeune et ardente défendre des idées qui déjà m’étaient chères : la nécessité d’instruire la femme, de lui donner les mêmes droits qu’aux hommes, de la libérer du voile, de transformer en sa faveur les règles du mariage, de ne plus permettre qu’elle soit mariée contre son gré et répudiée sans raison » (Ramza, Gallimard, 1961).

Résidant en Égypte dans les années 1830-50, la saint-simonienne Suzanne Voilquin écrit dans ses mémoires qu’elle n’a jamais vu de femmes dans les lieux publics. En 1923, pour la première fois depuis que les tribus arabes venues du désert ont conquis le Proche Orient, les femmes ont investi l’espace public : la rue d’abord, puis l’université, les plages, la rédaction des journaux, les administration, écoles, hôpitaux. Elles ont pu se forger un destin. Ce fut, au sens vrai de ce terme, une révolution, qui s’est accomplie par la seule vertu de l’exemple et la force de la conviction.

Les conditions de l’émancipation

Les femmes ont été émancipées parce que les conditions étaient remplies.

La première de ces conditions a été le recul de l’islam. Tant que l’islam régissait ces pays, les femmes étaient reléguées au harem ou à la cuisine, où deux fonctions leur étaient assignées : assurer aux mâles une descendance et tenir leur maison. Pendant un siècle, surtout entre 1920 et 1970, la charia a cessé d’être la référence essentielle des textes législatifs, sauf dans les pays arabo-islamiques de la péninsule, le califat a été aboli, les lois ont perdu leur caractère islamique, les moeurs et les personnes ont échappé au contrôle des associations « pieuses », des espaces de liberté ont été ouverts.

Dans un article publié en 1947 dans la revue Les Cahiers du Sud, l’écrivain égyptien Taha Hussein, qui a soutenu le combat des femmes, rappelle que les penseurs du début du XXe s. ont rejeté « tout asservissement aux dogmes théologiques et aux règles juridiques », les dogmes et les règles étant ceux de l’islam, et que ce rejet a été le moteur de la nahdah ou « renaissance » des arts, des lettres, de la société. Inquiets de voir leurs pays engagés depuis de longs siècles dans une décadence sans fin, les Egyptiens, Libanais, Syriens, Turcs, Irakiens ont partagé la même volonté de s’instruire, d’apprendre les langues étrangères, de renouveler les arts, de s’initier aux sciences, de suivre l’exemple de l’Occident, où, en cinq siècles, le savoir, la technique, la maîtrise du réel, la réforme, devenus les valeurs suprêmes, ont engagé l’humanité dans le processus de civilisation le plus ample que les hommes aient jamais connu. Les penseurs arabes ont compris que des femmes analphabètes ne pouvaient ni initier ni a fortiori former les enfants dont elles avaient la charge à la connaissance. Pour Taha Hussein, le « réveil de la conscience arabe » (ou nahdah) sera définitivement accompli quand les Arabes connaîtront la liberté de pensée (condition qui n’est pas remplie) et quand la condition des femmes sera changée.

Les femmes ont été émancipées parce que les pays arabes se sont ouverts sur le monde. Ce fut le cas en Égypte. En effet, pendant plus d’un siècle, de 1830 à 1960, à la tradition islamique, les autorités ont préféré le développement économique, la paix, la connaissance, les sciences. Elles ont aboli l’infâme et raciste statut de dhimmi ou « toléré » qui fait des coptes, des chrétiens, des juifs, des sous-hommes ou des sujets de second ordre sans droits, ni sécurité, ni futur. Des malheureux ayant échappé aux massacres, grecs catholiques, Arméniens, juifs, russes blancs, y ont trouvé un asile et ont fait profiter l’Égypte de leurs talents. En bref, l’étau de l’islam sur la société a été desserré.

La troisième condition est la démocratie réelle. A partir de 1920, l’Égypte s’est dotée d’institutions démocratiques : parlement, élections libres, presse libre, opinion publique, égalité des citoyens devant la loi. C’est dans ce cadre que les femmes se sont émancipées. Sans la démocratie, l’émancipation n’aurait pas eu lieu.

Out el Kouloub raconte comment, au début du XXe s., son héroïne Ramza, pour faire enregistrer le mariage qu’elle avait contracté contre la volonté de son père, compose elle-même la plaidoirie que son avocat prononce. Elle dénonce « la prétention abusive d’un père despote à disposer de sa fille comme d’une esclave », exalte les aspirations « de la femme égyptienne, décidée à être traitée en être humain » et celles de « la jeunesse égyptienne, éprise de libertés démocratiques, conditions des libertés nationales ».

« En revendiquant la liberté de me marier selon mon choix, il semblait que je fusse devenue la championne de l’indépendance égyptienne. Les journaux paraissaient avec des manchettes sensationnelles : « De ventres d’esclaves ne peuvent naître que des esclaves », ou bien : « Libérons nos mères, nos épouses, nos filles, pour que naissent des générations d’hommes libres ! » (Ramza, 1961)

La régression tragique

Dans l’imaginaire égyptien il y a un siècle, « de ventres d’esclaves », il ne pouvait « naître que des esclaves ». A cela, aujourd’hui, les militants de l’islam opposent que les femmes sont « des ventres à fabriquer » des musulmans. Il leur incombe de donner naissance, non pas à des hommes ou des femmes, encore moins à des femmes libres, mais à des musulmans et uniquement à des musulmans. Il se ressasse en Occident la thèse suivante : ce sont les femmes qui, en s’émancipant, desserreront l’étau qui étouffe les pays arabes. En 1980, Mme Minces, journaliste maoïste et bien pensante, après avoir enquêté au sud de la Méditerranée, écrit dans La Femme dans le monde arabe (Mazarine, 1980) : « A l’inverse de l’Algérie, il y a en Égypte place pour un mouvement féministe ».

En 1980, elle jugeait que les Algériennes étaient condamnées au silence éternel, ce en quoi elle ne se trompait guère, mais qu’en Égypte pouvait émerger une force qui donnerait enfin aux femmes une place dans l’espace public. En Égypte, entre 1920 et 1960, les femmes ont milité dans deux mouvements en partie concurrents : UFE, acronyme pour Union des femmes d’Égypte ou Union féministe égyptienne, et Bint el Nil (« la fille du Nil »). Or, l’émancipation dont elles ont été les artisans, grâce à deux femmes d’exception, Hoda Charaoui et Dorreya Chafik, a été un feu de paille. La civilité a duré trois décennies. En 1980, la tragédie était nouée. Le slogan suivant lequel les femmes, en s’émancipant, desserreront l’étau, tient de l’invocation à la Coué. L’Égypte en fournit la preuve. L’étau, un moment ouvert, s’est brutalement refermé. Une analogie fera comprendre ce qui s’est passé. On a cru que les peuples pétrifiés dans les glaces de l’hiver communiste respireraient le doux air du printemps. Les chars russes en Hongrie et en Tchécoslovaquie ont dissous l’illusion. Le communisme interdit au printemps de fleurir.. Les citoyens de l’Est ont dû attendre la chute du Mur de Berlin pour respirer enfin les effluves de la liberté. Il en va de même pour ce qui est de la condition des femmes dans les pays arabes. Ce n’est pas le serrage plus ou moins dur de l’étau qui interdit aux femmes d’être des êtres humains, c’est l’étau.. Or, dans les pays arabes, l’étau est tabou. Il faut être aveugle pour ne pas voir que l’islam a repris le contrôle des pays du sud de la Méditerranée. L’étau s’est refermé sur les sociétés, les enfants, les mœurs et les femmes, ne laissant aux forces laïques (id est les seuls militaires de haut rang ou les chefs de la police) que des États croupions ou en faillite ou discrédités ou réduits aux seuls organes de répression, lesquels tomberont un jour comme des fruits blets : il suffira aux imams de se baisser pour s’en emparer, comme l’ont fait les mollahs en Iran.

L’émancipation a beau avoir été inouïe, massive et historique, non seulement elle s’est arrêtée, mais elle a été effacée en moins de deux décennies. Si elle a échoué, c’est qu’elle ouvrait une brèche que l’islam, les forces politiques qui s’en réclament, les mâles qui fondent leur pouvoir sur l’asservissement des femmes se sont empressés de fermer.

L’abolition de la démocratie

Émanciper, c’est rendre aux esclaves une liberté dont ils sont privés. Ce n’est possible que là où il y a des hommes libres. Or, le drame des pays arabes est de végéter sous des régimes tyranniques. C’est un régime de ce type et d’inspiration socialiste qui, en Égypte, a liquidé les mouvements féministes. Après le coup d’état de 1952, l’UFE (Union des femmes d’Égypte), fondée en 1923, a été vidée de toute raison d’être pour être transformée en association de dames charitables. En 1957, Nasser a dissous Bint el Nil, fondé par la poétesse philosophe Dorreya Chafik, qui avait osé protester publiquement contre la dictature. Le crime des Égyptiennes était de soutenir le régime démocratique fragile, qui, pendant un peu plus de trente ans, de 1920 à 1952, leur a accordé les droits. Cosmopolites, francophiles, la xénophobie leur faisait horreur. Hostiles au nationalisme pan arabe, elles étaient démocrates. Voici comment le « célèbre » orientaliste français contemporain, Berque, du Collège de France, présente, dans L’Egypte, impérialisme et révolution (1967, Gallimard), le régime démocratique qui, dans les années 1920, a accordé aux femmes le droit à l’émancipation. « L’un des pièges de l’histoire politique en Égypte, de ce temps-là (années 1920), c’est l’adoption zélée des formes de la démocratie occidentale ». Berque répète l’antienne communiste. La démocratie formelle est exogène. Diffusée par des zélateurs de l’Occident, elle contamine l’identité supposée de l’Egypte, nécessairement arabe et islamique. Cette attaque contre la démocratie est écrite par un « savant » qui jouit des bienfaits qu’elle lui prodigue, au moment où Nasser institue dans une Égypte sous les fers une censure féroce, la corruption, le parti unique, des camps de concentration, la surveillance des citoyens. Cela ne dissuade pas Berque de remercier avec un zèle suspect « les autorités qui ont favorisé (ses) recherches ». Suivent trois noms de ministres, que je m’interdis, par décence, de citer ici.

Les Orientalistes contemporains, dont Berque, soutiennent les tyrans par connivence tiers-mondiste. Les féministes en Égypte sont issues de l’aristocratie d’origine turque ou des classes aisées de la bourgeoisie urbaine. Aux yeux des tiers-mondistes, elles sont suspectées de ne pas haïr les étrangers. A la différence du Français Berque, l’Egyptien Taha Hussein, le « père des lettres arabes », a soutenu les femmes qui s’émancipaient. Pour lui, l’Égypte est méditerranéenne. Par son passé et sa culture, elle est plus proche des civilisations d’Occident, dont celle de la Grèce, que des déserts d’Asie d’où viennent les conquérants arabes.

Le retour à l’islam


Dans ces prisons que sont devenus les pays arabes à l’instar de l’Égypte à partir de 1952, les organisations islamiques, dont les Frères musulmans (mouvement fondé en 1928 avec l’objectif affiché de réislamiser l’Egypte, d’en chasser les juifs et les étrangers, et de mettre fin à l’émancipation des femmes), financées par les Saoudiens, n’ont eu aucun mal à resserrer l’étau. Le retour à l’islam a signifié pour les femmes le retour à la maison. Voilées, reléguées à la cuisine (el nissaa fil matbakh), exclues de l’espace public, désormais elles sont des mineures éternelles placées sous la tutelle des mâles. Le rôle qui leur est assigné est d’être des mères ou, comme le disent les fanatiques de l’islam, des ventres islamiques. Bref, l’ordre islamique, que la révolution féministe a ébranlé dans les années 1920-1960, a été restauré. L’enfermement du berceau au tombeau, qui horrifiait Qassem Amin en 1895 et en 1913 Mansour Fahmy, est à nouveau la condition des femmes.

Les bouleversements géopolitiques

L’Égypte, le Liban, la Syrie, l’Irak, l‘Afrique du Nord, sont habités par des populations qui parlent un arabe impur et qui, d’un point de vue ethnique, sont berbères, chaldéennes, assyriennes, nilotiques, etc. De cet ensemble, il faut exclure l’Arabie saoudite et les pays du Golfe, les seuls pays qui méritent de porter le qualificatif arabes et musulmans ou arabo-islamiques, dans la mesure où aucune autre religion que l’islam n’y est tolérée et où les naturels sont arabes d’un point de vue ethnique. Dans la péninsule arabique, la condition des femmes n’a guère changé. Seules les femmes des pays arabophones ont été émancipées. En Arabie saoudite, au cours du XXe s., l’ordre islamique n’a pas été ébranlé. Pour ce qui est des femmes, les règles fixées par l’islam au VIIe s. et que Mansour Fahmy critique dans La condition de la femme dans l’islam (1913) restent en vigueur. Après l’expérience démocratique des années 1920-50, l’Egypte, la Syrie, l’Algérie, l’Irak, etc. ont basculé dans la tyrannie et, par haine de l’Occident, ils se sont placés sous la tutelle communiste, devenant des protectorats de l’URSS. Ces choix aberrants ont entraîné un désastre gigantesque sur tous les plans, économique, social, culturel, moral. Une zone en friches, purifiée de tout « étranger », d’Alger à Bagdad, voilà ce qu’étaient ces pays dans les années 1980, après quarante ans de tyrannie imposée par le « socialisme arabe ». Dans cet ensemble, les seuls pays qui se soient développés et aient offert des conditions de vie dignes à leurs sujets ont été l’Arabie saoudite, le Koweit, les Émirats arabes : bref les pays arabes et islamiques, les seuls qui soient habités par des arabes et où la seule religion possible est l’islam. En Égypte ou en Algérie, l’islam a été marginalisé, en Arabie saoudite, il est resté la société. Au début des années 1960, un conflit armé violent a opposé l’Egypte à l’Arabie au Yémen, les Égyptiens soutenant les progressistes du Sud, les Saoudiens les tribus archaïques du Nord. Ce conflit portait sur le modèle dont les deux pays étaient porteurs. Il était politique et symbolique. C’est l’Arabie saoudite qui a triomphé. Avec l’argent du pétrole, elle a fait main basse sur toutes les associations islamiques, dont la bienfaisance cache mal un projet conquérant, agressif et guerrier.

La régression en France

Ce qu’il y a de tragique, c’est que la régression touche depuis vingt ans la France et l’Europe, où les jeunes filles et les femmes originaires des pays arabes se voient assignées à résidence. La soumission est leur destin. Il ne faut pas s’en étonner. La liquidation du féminisme égyptien et le retour à l’islam ont trouvé des partisans en France. Oui, vous avez bien lu : en France, « patrie des droits de l’homme », des savants influents, dont Berque, qui ont élaboré, au début des années 1960, les grandes lignes de « la politique arabe de la France », ont contribué par la parole et l’écrit au grand désastre. En 1940 ils collaboraient. Pourquoi ne l’auraient-ils pas fait en 1950 et dans les décennies qui ont suivi ? Les partisans du désastre, qui se nomment Berque, Gardet, Burgat, Touraine, etc., sont orientalistes ou sociologues. S’ils sont ethnologues, ils ne trouvent rien à redire à l’excision, puisque les victimes ne sont ni leurs filles ni leur femme. Ou encore, ces bien pensants sont journalistes au Monde ou à Libération. Berque a écrit des myriades de livres sur l’islam. Proche de Chevènement, ami de Daniel du Nouvel Observateur, supporter des tyrans, pendant trente ans, il a célébré les « langages des Arabes » ou la grandeur de l’islam, pour mieux rabaisser les femmes. Dans L’Égypte, impérialisme et révolution (700 pages), salué comme une « somme », Berque étudie l’histoire de l’Égypte de 1882 à 1952. Comme il a dépouillé les petites annonces et les avis nécrologiques, il n’ignore pas qu’a existé, dans la première moitié du XXe s., un féminisme libre. Pourtant, son objectif est d’en limiter la portée, de cacher ce qu’il a apporté de neuf, d’en dénaturer les idées et les thèses, en bref, de le rabaisser.. Ainsi Berque mentionne le titre de deux livres d’Amin, le théoricien de l’émancipation de la femme : Les Égyptiens (1907) et El marah el gadidah (1905, en français «la femme nouvelle») mais il ne signale nulle part l’existence de Tahrir el marah (1895, en français « la libération de la femme »), ce grand livre qui a été lu, à juste titre, par les femmes comme un manifeste de combat. De Mansour Fahmy, il dit qu’il est un « fin lettré », mais il ne mentionne pas la thèse qu’il a soutenue à la Sorbonne en 1913 et qui a été publiée l’année suivante, «La condition de la femme dans l’islam». Il est vrai que Mansour Fahmy ose rendre responsable l’islam de la dégradation, à partir du VIIe s., de la condition des femmes en Arabie et dans les pays conquis. Aux penseurs féministes, Berque préfère les adversaires de l’émancipation des femmes, dont Talaat Harb, le banquier qui refusait que ses femmes sortissent du harem où elles vivaient recluses. Les actions de l’Union des femmes d’Egypte en faveur de la cause des femmes, de la défense de la Palestine, de la création de la Ligue des Femmes arabes sont dissimulées, ainsi que la belle revue L’Égyptienne. Voici comment Berque présente Hoda Charaoui, la fondatrice du féminisme arabe, faisant précéder son nom du condescendant dame :

« Elle naquit en 1879, fille de Sultan Pacha, ce président d’assemblée qui sut se dissocier à temps, et non sans bénéfice, du mouvement d’Orabi. Les enfants semblent avoir eu à cœur de purifier cette fortune d’origine suspecte. L’un d’eux se fit le bailleur de fonds de Talaat Harb. La fille devint l’héroïne de la revendication nationale et de l’émancipation féminine ».

Si l’on en croit ce savant, « Dame Charaoui » aurait combattu, non pour donner aux femmes des droits qui leur étaient niés et une liberté qui leur était refusée, mais pour faire oublier l’origine douteuse de la fortune de son père et pour racheter sa prétendue trahison en faveur des Anglais, comme si elle était une bonne catholique faisant repentance. En guise d’histoire, Berque écrit un mélodrame injurieux pour les femmes.

Enfin, les Orientalistes contemporains, Berque en particulier, conçoivent la culture, non pas comme l’expérience qui nous arrache à nous-mêmes et à notre milieu, mais comme celle qui nous y lie et nous y enferme. Il n’existe que des membres d’une communauté, ethnique et confessionnelle, arabe et islamique en l’occurrence, qui préexiste et qui s’impose à chacun, qu’il soit homme ou femme, pris dans les rets de la culture, prisonnier des langages qu’elle lui a appris, condamné à les répéter jusqu’à la mort. Dans ce cadre, l’émancipation des femmes d’origine arabe, même en France, devient impossible. Être soi-même, c’est trahir une identité purement fantasmée et imposée par des tyrans.

A l’opposé des Orientalistes partisans du voile en Europe, les penseurs égyptiens Amin et Fahmy défendaient des principes universels : Amin, une foi moderne et réformée ; Fahmy, l’esprit d’examen et la raison critique. Taha Hussein et Out-el-Kouloub pensent les femmes comme des individus capables de décider par elles-mêmes de leur destin. Les féministes revendiquaient leurs droits au nom de principes universels : Berque, les Orientalistes, les partisans du voile leur dénient ces droits au nom de l’identité islamique. Dans le camp des femmes, on trouve, à côté des penseurs libéraux, les opprimés, les partisans de l’Etat de droit et de démocratie ouverte. En face, les nationalistes arabes côtoient les marxistes, les tiers-mondistes, les soi-disant anti-impérialistes, les islamistes, les fanatiques misogynes, les partisans d’un État totalitaire et xénophobe, les défenseurs d’une identité islamique imposée à tous. A la liberté, les Orientalistes contemporains, les sociologues, Berque ont préféré l’identité islamique qui nourrit la haine des femmes.

L’émancipation des femmes a été une réalité pendant un demi siècle, parce que l’islam discrédité jouait un rôle marginal dans les pays arabes. Comme dans les vases communicants, le retour à l’islam et la volonté de l’islam de régir les mœurs et le monde éliminent les femmes de l’espace public, jusqu’en France et en Europe et ce, avec la bénédiction des biens pensants. Leur sort est scellé pour de longs siècles ; c’est la relégation dans le long tunnel de l’asservissement.

Source : La régression tragique de la condition des femmes dans les pays arabes, par Jean-Gérard Lapacherie, Mujeres Mediterraneas, le 2 décembre 2004  http://www.mediterraneas.org
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georges_09

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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Tatonga le Jeu 8 Fév - 15:40

georges_09 a écrit:Mahomet a été une catastrophe pour les femmes, elles ne sont pas traitées comme une personne mais comme un bien meuble.
Ainsi très longtemps, les sociétés islamiques ont défini le mariage comme l'achat d'un champ de labour. Le prix du champ de labour allant au tuteur de la femme, c'est à dire son père ou en cas de mort, le frère ou l'oncle.
ça, c'est totalement, faux, c'est même le contraire. D'ailleurs tu ne cites aucun verset à l'appuie de tes dire.
Tu reproduis plutôt ce qui est dans le Code Napoléon dont j'ai donné un extrait plus haut, venu 1000 ans après, pour l'attribuer avec un aplomb incroyable à Mohamed.
Tu fais manifestement de l'intox, mais de l'intox pour les ignorants, car à part les ignorants personne ne croirait un mot de ce que tu dis.

La femme n'a pas à consentir ou refuser le mariage. C'est le tuteur qui décide.
Radicalement faux. Non seulement le Coran n'est pas silencieux sur ce point, il aurait pu rester silencieux, mais il s'est prononcé et il y est écrit noir sur blanc que le consentement est requis.
Encore de l'intox, même pas bien ficelée.
La femme en société islamique est traitée de mineure à vie.
ça, c'est hors sujet (nous parlons de ce que Mohamed a légiféré). Les sociétés islamiques comme tu dis, il y en a des dizaines qui diffèrent les une des autres dans l'espace et ont différé au cours du temps. Dire qu'elles sont traitées en mineures c'est un mensonge ne serait-ce que parce que sous d'autre cieux aussi elles sont traitées en mineures. Ne serait-ce que pour ça.
Et je ne vois pas ce qui te permet à dire qu'elles resteraient " mineures à vie", si ce n'est ton racisme.
La Turquie, la Tunisie se sont affranchies de cette charia absurde mais même l'Algérie n'a pas osé.
La encore, c'est hors sujet. Tu quittes le sujet pour te livrer à ta propagande nauséabonde. Tu ne connais ni la Turquie, ni la Tunisie et encore moins l'Algérie et la Charia. Moi, je connais beaucoup d'Algériennes infiniment plus cultivées, plus intelligentes, plus libre et plus raffinées que toi et aux yeux desquelles tu passerais pour un animal préhistorique.
Enfin bref, je te rappelle encore une fois que ce forum n'a pas pour vocation de servir de tribune à l'intox et à la propagande mensongère de la fachosphère. Si c'est ça le niveau et si tu n'as que du venin à crachotter, ici tu ne peux leurrer personne, va le dégueuler ailleurs.
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Tatonga le Jeu 8 Fév - 15:55

georges_09 a écrit:
Musulmans, ne lisez pas cet article, ça va vous irriter.:
Régression tragique de la condition des femmes dans les pays arabes

L’émancipation des femmes a été une réalité pendant un demi siècle, parce que l’islam discrédité jouait un rôle marginal dans les pays arabes. Le retour à l’islam et la volonté de l’islam de régir les mœurs et le monde éliminent les femmes de l’espace public, jusqu’en France et en Europe et ce, avec la bénédiction des biens pensants. Leur sort est scellé pour de longs siècles; c’est la relégation dans le long tunnel de l’asservissement.

Article de Jean-Gérard Lapacherie paru dans Mujeres Mediterraneas le 2 décembre 2004  

Des femmes émancipées

A qui voyageait dans les pays arabes du début des années 1960 à la fin des années 1970, il semblait que la Méditerranée n’était pas condamnée à séparer éternellement l’Occident de l’Islam et que les rives nord et sud se rapprochaient peu à peu. Alors le dialogue des cultures avait une réalité : des hommes et des femmes issus de ces civilisations tentaient de se comprendre en dépit des préventions. Alexandrie appartenait au même monde que Naples. Dans les rues du Caire, d’Alger, de Rabat, de Beyrouth, on aurait pu se croire à Athènes, n’était la musique plaintive diffusée à tue-tête dans les cafés. Les femmes sortaient de chez elles sans être surveillées par un mâle, vêtues comme des Françaises : un peu démodé et moins court sans doute. Ce qui faisait le charme de ces pays, c’était la joie de vivre. La démarche légère, la vivacité des conversations, le futur souriant, une insouciance gaie, tout indiquait que la civilité restaurée bénéficiait aux femmes et que la douceur des mœurs changeait leur vie. La Méditerranée était en passe de recouvrer l’unité que les conquérants venus des déserts d’Asie avaient brisée au VIIe s. Les apparences étaient trompeuses, mais au moins, les cœurs frissonnaient d’espoir, malgré les pulsions de haine qui, dans les profondeurs, commençaient à saper ce bonheur dont on ignorait alors à quel point il était fragile.

En 1923, l’Égyptienne Hoda Charaoui et ses amies, qui revenaient du Congrès féministe mondial tenu en Italie, ont retiré leur voile en descendant du wagon harem : le peuple qui se pressait dans la gare du Caire et ses alentours les acclamées. Soixante-dix ans plus tard, l’écrivain féministe Naoual el Saadaoui, menacée de mort, entre autres raisons, parce qu’elle ne voulait pas porter le voile, s’est réfugiée aux Etats-Unis, parce que personne, ni les autorités, ni la police, ni ses compatriotes, ne voulait assurer sa sécurité, de peur d’avoir à affronter l’islam triomphant

La condition des femmes dans les pays arabes subit depuis deux ou trois décennies une tragique régression.

L’émancipation effective des femmes

Pendant environ cinquante ans, de 1920 à la fin des années 1970, les femmes vivant dans les pays arabophones et dans des pays non arabophones, la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan, se sont émancipées ou ont été émancipées. Elles ont été libérées de leur statut de servantes esclaves par des hommes éclairés, penseurs ou hommes politiques libéraux, dont Qassem Amin, Mansour Fahmy, Taha Hussein, Saad Zaghloul, etc. ou par des femmes d’exception : Hoda Charaoui, Céza Nabaroui, Dorreya Chafik.

Dans ses romans parus dans les années 1950-60, l’Égyptienne Out el Kouloub énonce les thèses des penseurs du début du XXe s.. : l’alphabétisation des femmes, l’égalité des droits entre femmes et hommes, l’abolition de la répudiation, la libération de la prison du voile :

« J’entendais une voix jeune et ardente défendre des idées qui déjà m’étaient chères : la nécessité d’instruire la femme, de lui donner les mêmes droits qu’aux hommes, de la libérer du voile, de transformer en sa faveur les règles du mariage, de ne plus permettre qu’elle soit mariée contre son gré et répudiée sans raison » (Ramza, Gallimard, 1961).

Résidant en Égypte dans les années 1830-50, la saint-simonienne Suzanne Voilquin écrit dans ses mémoires qu’elle n’a jamais vu de femmes dans les lieux publics. En 1923, pour la première fois depuis que les tribus arabes venues du désert ont conquis le Proche Orient, les femmes ont investi l’espace public : la rue d’abord, puis l’université, les plages, la rédaction des journaux, les administration, écoles, hôpitaux. Elles ont pu se forger un destin. Ce fut, au sens vrai de ce terme, une révolution, qui s’est accomplie par la seule vertu de l’exemple et la force de la conviction.

Les conditions de l’émancipation

Les femmes ont été émancipées parce que les conditions étaient remplies.

La première de ces conditions a été le recul de l’islam. Tant que l’islam régissait ces pays, les femmes étaient reléguées au harem ou à la cuisine, où deux fonctions leur étaient assignées : assurer aux mâles une descendance et tenir leur maison. Pendant un siècle, surtout entre 1920 et 1970, la charia a cessé d’être la référence essentielle des textes législatifs, sauf dans les pays arabo-islamiques de la péninsule, le califat a été aboli, les lois ont perdu leur caractère islamique, les moeurs et les personnes ont échappé au contrôle des associations « pieuses », des espaces de liberté ont été ouverts.

Dans un article publié en 1947 dans la revue Les Cahiers du Sud, l’écrivain égyptien Taha Hussein, qui a soutenu le combat des femmes, rappelle que les penseurs du début du XXe s. ont rejeté « tout asservissement aux dogmes théologiques et aux règles juridiques », les dogmes et les règles étant ceux de l’islam, et que ce rejet a été le moteur de la nahdah ou « renaissance » des arts, des lettres, de la société. Inquiets de voir leurs pays engagés depuis de longs siècles dans une décadence sans fin, les Egyptiens, Libanais, Syriens, Turcs, Irakiens ont partagé la même volonté de s’instruire, d’apprendre les langues étrangères, de renouveler les arts, de s’initier aux sciences, de suivre l’exemple de l’Occident, où, en cinq siècles, le savoir, la technique, la maîtrise du réel, la réforme, devenus les valeurs suprêmes, ont engagé l’humanité dans le processus de civilisation le plus ample que les hommes aient jamais connu. Les penseurs arabes ont compris que des femmes analphabètes ne pouvaient ni initier ni a fortiori former les enfants dont elles avaient la charge à la connaissance. Pour Taha Hussein, le « réveil de la conscience arabe » (ou nahdah) sera définitivement accompli quand les Arabes connaîtront la liberté de pensée (condition qui n’est pas remplie) et quand la condition des femmes sera changée.

Les femmes ont été émancipées parce que les pays arabes se sont ouverts sur le monde. Ce fut le cas en Égypte. En effet, pendant plus d’un siècle, de 1830 à 1960, à la tradition islamique, les autorités ont préféré le développement économique, la paix, la connaissance, les sciences. Elles ont aboli l’infâme et raciste statut de dhimmi ou « toléré » qui fait des coptes, des chrétiens, des juifs, des sous-hommes ou des sujets de second ordre sans droits, ni sécurité, ni futur. Des malheureux ayant échappé aux massacres, grecs catholiques, Arméniens, juifs, russes blancs, y ont trouvé un asile et ont fait profiter l’Égypte de leurs talents. En bref, l’étau de l’islam sur la société a été desserré.

La troisième condition est la démocratie réelle. A partir de 1920, l’Égypte s’est dotée d’institutions démocratiques : parlement, élections libres, presse libre, opinion publique, égalité des citoyens devant la loi. C’est dans ce cadre que les femmes se sont émancipées. Sans la démocratie, l’émancipation n’aurait pas eu lieu.

Out el Kouloub raconte comment, au début du XXe s., son héroïne Ramza, pour faire enregistrer le mariage qu’elle avait contracté contre la volonté de son père, compose elle-même la plaidoirie que son avocat prononce. Elle dénonce « la prétention abusive d’un père despote à disposer de sa fille comme d’une esclave », exalte les aspirations « de la femme égyptienne, décidée à être traitée en être humain » et celles de « la jeunesse égyptienne, éprise de libertés démocratiques, conditions des libertés nationales ».

« En revendiquant la liberté de me marier selon mon choix, il semblait que je fusse devenue la championne de l’indépendance égyptienne. Les journaux paraissaient avec des manchettes sensationnelles : « De ventres d’esclaves ne peuvent naître que des esclaves », ou bien : « Libérons nos mères, nos épouses, nos filles, pour que naissent des générations d’hommes libres ! » (Ramza, 1961)

La régression tragique

Dans l’imaginaire égyptien il y a un siècle, « de ventres d’esclaves », il ne pouvait « naître que des esclaves ». A cela, aujourd’hui, les militants de l’islam opposent que les femmes sont « des ventres à fabriquer » des musulmans. Il leur incombe de donner naissance, non pas à des hommes ou des femmes, encore moins à des femmes libres, mais à des musulmans et uniquement à des musulmans. Il se ressasse en Occident la thèse suivante : ce sont les femmes qui, en s’émancipant, desserreront l’étau qui étouffe les pays arabes. En 1980, Mme Minces, journaliste maoïste et bien pensante, après avoir enquêté au sud de la Méditerranée, écrit dans La Femme dans le monde arabe (Mazarine, 1980) : « A l’inverse de l’Algérie, il y a en Égypte place pour un mouvement féministe ».

En 1980, elle jugeait que les Algériennes étaient condamnées au silence éternel, ce en quoi elle ne se trompait guère, mais qu’en Égypte pouvait émerger une force qui donnerait enfin aux femmes une place dans l’espace public. En Égypte, entre 1920 et 1960, les femmes ont milité dans deux mouvements en partie concurrents : UFE, acronyme pour Union des femmes d’Égypte ou Union féministe égyptienne, et Bint el Nil (« la fille du Nil »). Or, l’émancipation dont elles ont été les artisans, grâce à deux femmes d’exception, Hoda Charaoui et Dorreya Chafik, a été un feu de paille. La civilité a duré trois décennies. En 1980, la tragédie était nouée. Le slogan suivant lequel les femmes, en s’émancipant, desserreront l’étau, tient de l’invocation à la Coué. L’Égypte en fournit la preuve. L’étau, un moment ouvert, s’est brutalement refermé. Une analogie fera comprendre ce qui s’est passé. On a cru que les peuples pétrifiés dans les glaces de l’hiver communiste respireraient le doux air du printemps. Les chars russes en Hongrie et en Tchécoslovaquie ont dissous l’illusion. Le communisme interdit au printemps de fleurir.. Les citoyens de l’Est ont dû attendre la chute du Mur de Berlin pour respirer enfin les effluves de la liberté. Il en va de même pour ce qui est de la condition des femmes dans les pays arabes. Ce n’est pas le serrage plus ou moins dur de l’étau qui interdit aux femmes d’être des êtres humains, c’est l’étau.. Or, dans les pays arabes, l’étau est tabou. Il faut être aveugle pour ne pas voir que l’islam a repris le contrôle des pays du sud de la Méditerranée. L’étau s’est refermé sur les sociétés, les enfants, les mœurs et les femmes, ne laissant aux forces laïques (id est les seuls militaires de haut rang ou les chefs de la police) que des États croupions ou en faillite ou discrédités ou réduits aux seuls organes de répression, lesquels tomberont un jour comme des fruits blets : il suffira aux imams de se baisser pour s’en emparer, comme l’ont fait les mollahs en Iran.

L’émancipation a beau avoir été inouïe, massive et historique, non seulement elle s’est arrêtée, mais elle a été effacée en moins de deux décennies. Si elle a échoué, c’est qu’elle ouvrait une brèche que l’islam, les forces politiques qui s’en réclament, les mâles qui fondent leur pouvoir sur l’asservissement des femmes se sont empressés de fermer.

L’abolition de la démocratie

Émanciper, c’est rendre aux esclaves une liberté dont ils sont privés. Ce n’est possible que là où il y a des hommes libres. Or, le drame des pays arabes est de végéter sous des régimes tyranniques. C’est un régime de ce type et d’inspiration socialiste qui, en Égypte, a liquidé les mouvements féministes. Après le coup d’état de 1952, l’UFE (Union des femmes d’Égypte), fondée en 1923, a été vidée de toute raison d’être pour être transformée en association de dames charitables. En 1957, Nasser a dissous Bint el Nil, fondé par la poétesse philosophe Dorreya Chafik, qui avait osé protester publiquement contre la dictature. Le crime des Égyptiennes était de soutenir le régime démocratique fragile, qui, pendant un peu plus de trente ans, de 1920 à 1952, leur a accordé les droits. Cosmopolites, francophiles, la xénophobie leur faisait horreur. Hostiles au nationalisme pan arabe, elles étaient démocrates. Voici comment le « célèbre » orientaliste français contemporain, Berque, du Collège de France, présente, dans L’Egypte, impérialisme et révolution (1967, Gallimard), le régime démocratique qui, dans les années 1920, a accordé aux femmes le droit à l’émancipation. « L’un des pièges de l’histoire politique en Égypte, de ce temps-là (années 1920), c’est l’adoption zélée des formes de la démocratie occidentale ». Berque répète l’antienne communiste. La démocratie formelle est exogène. Diffusée par des zélateurs de l’Occident, elle contamine l’identité supposée de l’Egypte, nécessairement arabe et islamique. Cette attaque contre la démocratie est écrite par un « savant » qui jouit des bienfaits qu’elle lui prodigue, au moment où Nasser institue dans une Égypte sous les fers une censure féroce, la corruption, le parti unique, des camps de concentration, la surveillance des citoyens. Cela ne dissuade pas Berque de remercier avec un zèle suspect « les autorités qui ont favorisé (ses) recherches ». Suivent trois noms de ministres, que je m’interdis, par décence, de citer ici.

Les Orientalistes contemporains, dont Berque, soutiennent les tyrans par connivence tiers-mondiste. Les féministes en Égypte sont issues de l’aristocratie d’origine turque ou des classes aisées de la bourgeoisie urbaine. Aux yeux des tiers-mondistes, elles sont suspectées de ne pas haïr les étrangers. A la différence du Français Berque, l’Egyptien Taha Hussein, le « père des lettres arabes », a soutenu les femmes qui s’émancipaient. Pour lui, l’Égypte est méditerranéenne. Par son passé et sa culture, elle est plus proche des civilisations d’Occident, dont celle de la Grèce, que des déserts d’Asie d’où viennent les conquérants arabes.

Le retour à l’islam


Dans ces prisons que sont devenus les pays arabes à l’instar de l’Égypte à partir de 1952, les organisations islamiques, dont les Frères musulmans (mouvement fondé en 1928 avec l’objectif affiché de réislamiser l’Egypte, d’en chasser les juifs et les étrangers, et de mettre fin à l’émancipation des femmes), financées par les Saoudiens, n’ont eu aucun mal à resserrer l’étau. Le retour à l’islam a signifié pour les femmes le retour à la maison. Voilées, reléguées à la cuisine (el nissaa fil matbakh), exclues de l’espace public, désormais elles sont des mineures éternelles placées sous la tutelle des mâles. Le rôle qui leur est assigné est d’être des mères ou, comme le disent les fanatiques de l’islam, des ventres islamiques. Bref, l’ordre islamique, que la révolution féministe a ébranlé dans les années 1920-1960, a été restauré. L’enfermement du berceau au tombeau, qui horrifiait Qassem Amin en 1895 et en 1913 Mansour Fahmy, est à nouveau la condition des femmes.

Les bouleversements géopolitiques

L’Égypte, le Liban, la Syrie, l’Irak, l‘Afrique du Nord, sont habités par des populations qui parlent un arabe impur et qui, d’un point de vue ethnique, sont berbères, chaldéennes, assyriennes, nilotiques, etc. De cet ensemble, il faut exclure l’Arabie saoudite et les pays du Golfe, les seuls pays qui méritent de porter le qualificatif arabes et musulmans ou arabo-islamiques, dans la mesure où aucune autre religion que l’islam n’y est tolérée et où les naturels sont arabes d’un point de vue ethnique. Dans la péninsule arabique, la condition des femmes n’a guère changé. Seules les femmes des pays arabophones ont été émancipées. En Arabie saoudite, au cours du XXe s., l’ordre islamique n’a pas été ébranlé. Pour ce qui est des femmes, les règles fixées par l’islam au VIIe s. et que Mansour Fahmy critique dans La condition de la femme dans l’islam (1913) restent en vigueur. Après l’expérience démocratique des années 1920-50, l’Egypte, la Syrie, l’Algérie, l’Irak, etc. ont basculé dans la tyrannie et, par haine de l’Occident, ils se sont placés sous la tutelle communiste, devenant des protectorats de l’URSS. Ces choix aberrants ont entraîné un désastre gigantesque sur tous les plans, économique, social, culturel, moral. Une zone en friches, purifiée de tout « étranger », d’Alger à Bagdad, voilà ce qu’étaient ces pays dans les années 1980, après quarante ans de tyrannie imposée par le « socialisme arabe ». Dans cet ensemble, les seuls pays qui se soient développés et aient offert des conditions de vie dignes à leurs sujets ont été l’Arabie saoudite, le Koweit, les Émirats arabes : bref les pays arabes et islamiques, les seuls qui soient habités par des arabes et où la seule religion possible est l’islam. En Égypte ou en Algérie, l’islam a été marginalisé, en Arabie saoudite, il est resté la société. Au début des années 1960, un conflit armé violent a opposé l’Egypte à l’Arabie au Yémen, les Égyptiens soutenant les progressistes du Sud, les Saoudiens les tribus archaïques du Nord. Ce conflit portait sur le modèle dont les deux pays étaient porteurs. Il était politique et symbolique. C’est l’Arabie saoudite qui a triomphé. Avec l’argent du pétrole, elle a fait main basse sur toutes les associations islamiques, dont la bienfaisance cache mal un projet conquérant, agressif et guerrier.

La régression en France

Ce qu’il y a de tragique, c’est que la régression touche depuis vingt ans la France et l’Europe, où les jeunes filles et les femmes originaires des pays arabes se voient assignées à résidence. La soumission est leur destin. Il ne faut pas s’en étonner. La liquidation du féminisme égyptien et le retour à l’islam ont trouvé des partisans en France. Oui, vous avez bien lu : en France, « patrie des droits de l’homme », des savants influents, dont Berque, qui ont élaboré, au début des années 1960, les grandes lignes de « la politique arabe de la France », ont contribué par la parole et l’écrit au grand désastre. En 1940 ils collaboraient. Pourquoi ne l’auraient-ils pas fait en 1950 et dans les décennies qui ont suivi ? Les partisans du désastre, qui se nomment Berque, Gardet, Burgat, Touraine, etc., sont orientalistes ou sociologues. S’ils sont ethnologues, ils ne trouvent rien à redire à l’excision, puisque les victimes ne sont ni leurs filles ni leur femme. Ou encore, ces bien pensants sont journalistes au Monde ou à Libération. Berque a écrit des myriades de livres sur l’islam. Proche de Chevènement, ami de Daniel du Nouvel Observateur, supporter des tyrans, pendant trente ans, il a célébré les « langages des Arabes » ou la grandeur de l’islam, pour mieux rabaisser les femmes. Dans L’Égypte, impérialisme et révolution (700 pages), salué comme une « somme », Berque étudie l’histoire de l’Égypte de 1882 à 1952. Comme il a dépouillé les petites annonces et les avis nécrologiques, il n’ignore pas qu’a existé, dans la première moitié du XXe s., un féminisme libre. Pourtant, son objectif est d’en limiter la portée, de cacher ce qu’il a apporté de neuf, d’en dénaturer les idées et les thèses, en bref, de le rabaisser.. Ainsi Berque mentionne le titre de deux livres d’Amin, le théoricien de l’émancipation de la femme : Les Égyptiens (1907) et El marah el gadidah (1905, en français «la femme nouvelle») mais il ne signale nulle part l’existence de Tahrir el marah (1895, en français « la libération de la femme »), ce grand livre qui a été lu, à juste titre, par les femmes comme un manifeste de combat. De Mansour Fahmy, il dit qu’il est un « fin lettré », mais il ne mentionne pas la thèse qu’il a soutenue à la Sorbonne en 1913 et qui a été publiée l’année suivante, «La condition de la femme dans l’islam». Il est vrai que Mansour Fahmy ose rendre responsable l’islam de la dégradation, à partir du VIIe s., de la condition des femmes en Arabie et dans les pays conquis. Aux penseurs féministes, Berque préfère les adversaires de l’émancipation des femmes, dont Talaat Harb, le banquier qui refusait que ses femmes sortissent du harem où elles vivaient recluses. Les actions de l’Union des femmes d’Egypte en faveur de la cause des femmes, de la défense de la Palestine, de la création de la Ligue des Femmes arabes sont dissimulées, ainsi que la belle revue L’Égyptienne. Voici comment Berque présente Hoda Charaoui, la fondatrice du féminisme arabe, faisant précéder son nom du condescendant dame :

« Elle naquit en 1879, fille de Sultan Pacha, ce président d’assemblée qui sut se dissocier à temps, et non sans bénéfice, du mouvement d’Orabi. Les enfants semblent avoir eu à cœur de purifier cette fortune d’origine suspecte. L’un d’eux se fit le bailleur de fonds de Talaat Harb. La fille devint l’héroïne de la revendication nationale et de l’émancipation féminine ».

Si l’on en croit ce savant, « Dame Charaoui » aurait combattu, non pour donner aux femmes des droits qui leur étaient niés et une liberté qui leur était refusée, mais pour faire oublier l’origine douteuse de la fortune de son père et pour racheter sa prétendue trahison en faveur des Anglais, comme si elle était une bonne catholique faisant repentance. En guise d’histoire, Berque écrit un mélodrame injurieux pour les femmes.

Enfin, les Orientalistes contemporains, Berque en particulier, conçoivent la culture, non pas comme l’expérience qui nous arrache à nous-mêmes et à notre milieu, mais comme celle qui nous y lie et nous y enferme. Il n’existe que des membres d’une communauté, ethnique et confessionnelle, arabe et islamique en l’occurrence, qui préexiste et qui s’impose à chacun, qu’il soit homme ou femme, pris dans les rets de la culture, prisonnier des langages qu’elle lui a appris, condamné à les répéter jusqu’à la mort. Dans ce cadre, l’émancipation des femmes d’origine arabe, même en France, devient impossible. Être soi-même, c’est trahir une identité purement fantasmée et imposée par des tyrans.

A l’opposé des Orientalistes partisans du voile en Europe, les penseurs égyptiens Amin et Fahmy défendaient des principes universels : Amin, une foi moderne et réformée ; Fahmy, l’esprit d’examen et la raison critique. Taha Hussein et Out-el-Kouloub pensent les femmes comme des individus capables de décider par elles-mêmes de leur destin. Les féministes revendiquaient leurs droits au nom de principes universels : Berque, les Orientalistes, les partisans du voile leur dénient ces droits au nom de l’identité islamique. Dans le camp des femmes, on trouve, à côté des penseurs libéraux, les opprimés, les partisans de l’Etat de droit et de démocratie ouverte. En face, les nationalistes arabes côtoient les marxistes, les tiers-mondistes, les soi-disant anti-impérialistes, les islamistes, les fanatiques misogynes, les partisans d’un État totalitaire et xénophobe, les défenseurs d’une identité islamique imposée à tous. A la liberté, les Orientalistes contemporains, les sociologues, Berque ont préféré l’identité islamique qui nourrit la haine des femmes.

L’émancipation des femmes a été une réalité pendant un demi siècle, parce que l’islam discrédité jouait un rôle marginal dans les pays arabes. Comme dans les vases communicants, le retour à l’islam et la volonté de l’islam de régir les mœurs et le monde éliminent les femmes de l’espace public, jusqu’en France et en Europe et ce, avec la bénédiction des biens pensants. Leur sort est scellé pour de longs siècles ; c’est la relégation dans le long tunnel de l’asservissement.

Source : La régression tragique de la condition des femmes dans les pays arabes, par Jean-Gérard Lapacherie, Mujeres Mediterraneas, le 2 décembre 2004  http://www.mediterraneas.org
Bon, on voit bien avec ce spoiler (que je n'ai vu et lu qu'après avoir donné ma réponse précédente) que le but n'est pas de discuter mais de propager de l'intox sans lien aucun avec le sujet.
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par gaston21 le Jeu 8 Fév - 17:08

Que Mahomet ait amélioré le sort de la femme en son temps, certainement. Mais nier que la femme musulmane ait de nos jours un statut égal à l'homme, certainement pas! Quant à Napoléon, ça fait ranci! Pourquoi ne pas remonter à Vercingétorix? Il me semble bien qu'au Maroc, un des pays musulmans les moins arriérés en matière de moeurs, il faut que la dame arrive avec son pucelage au mariage! C'est invraisemblable! Je ne reproche rien à Mahomet; il vivait avec son temps. Mais on sait que la femme en Islam est toujours la soumise de l'homme! Et gare à ses fesses si elle fait un pas de travers!
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par Tatonga le Ven 9 Fév - 7:01

gaston21 a écrit:Que Mahomet ait amélioré le sort de la femme en son temps, certainement. Mais nier que la femme musulmane ait de nos jours un statut égal à l'homme, certainement pas!
C’est incroyable comme vous pouvez être bornés. C’est quoi un statut égal à l’homme ? Des articulets dans un texte de loi ? Mais des articulets dans une loi n’ont jamais empêché l’homme de faire des misères à la femme ou de lui offrir beaucoup plus que ne peut lui garantir la loi. Moi, je suis parfaitement convaincu qu’il n’y a pas une musulmane sur un million qui voudrait de ce statut dont tu te gargarises, est-ce que tu y as pensé ? Et j’entends statut au sens large du terme qui ne se limite pas à des articulets de loi.  Je suis même sûr  qu’on assisterait à des suicides en série si on contraignait les musulmanes à vivre selon tes canons. Moi je sais que les musulmans respectent et aiment beaucoup leurs femmes (épouses, fille, sœur, etc) et n’hésiteraient pas à faire bouclier de leur corps pour les protéger, non pas qu’ils soient plus courageux que d’autres, mais parce que les liens sont très forts.
Quant à Napoléon, ça fait ranci! Pourquoi ne pas remonter à Vercingétorix?
Eh bien, on est remonté à Mohamed, parce que c’est à lui qu’on nous ramène à chaque fois. Si Napoléon fait ranci, alors pourquoi toutes ces grandes gueules cherchent-elles des poux dans la tête de Mohamed ?
Entendons-nous bien. Le Code Napoléon est un monument juridique qu’aucun juriste au monde n’ignore. Napoléon (enfin les juristes de sa cour) a fait là quelque chose qui a inspiré d’autres peuples. Sur de très nombreux points, il a innové par rapport à Mohamed. C’est normal, il est venu 1000 ans après et nous savons que c’est l’expérience de la vie qui dicte le Droit, permet de l’amender, de l’affiner, de l’adapter,  de le faire progresser.
Mais sur de nombreux autres points, que je qualifierais sans hésiter et en toute objectivité, d’essentiels, Mohamed l’a devancé (voir extrait plus haut), et ça, c’est un prodige pour quelqu’un qui a vécu 1000 ans avant.
Il me semble bien qu'au Maroc, un des pays musulmans les moins arriérés en matière de moeurs, il faut que la dame arrive avec son pucelage au mariage!
Moins arriéré pourquoi, parce qu’on y fait du tourisme sexuel et profite du malheur de pauvres garçons et filles pour les sodomiser ? Et qu’appelles-tu mœurs, ça revient à faire les quatre cents coups ? C’est incroyable cette obsession de la philosophie occidentale sur le sexe et le pucelage des femmes. Gaston, vous êtes endoctrinés et plus fanatisés que les salafistes du wahhabisme. Je n’avais pas tort quand je disais dans un autre topic que les esprits ont été formatés pour faire de la femme un objet sexuel. Le pucelage ? Mais se faire dépuceler est le dernier souci des femmes, alors pourquoi est-ce si important pour vous ?
Je ne reproche rien à Mahomet; il vivait avec son temps. Mais on sait que la femme en Islam est toujours la soumise de l'homme! Et gare à ses fesses si elle fait un pas de travers!
Des clichés, des clichés, des préjugés, même chez des gens ayant fait des études supérieures et censés être ouverts. Faire des pas de travers ? Mais pourquoi veux-tu que les femmes fassent des pas de travers ? Au nom de l’égalité, parce que l’homme en fait ?  lol  C’est la course au sexe ?  lol  Mais elles n’aiment pas faire des pas de travers, elles aiment autre chose, elles rêvent d’autre chose, aspirent à autre chose, sauf celles qui ont succombé à l’endoctrinement par… bigoterie.
Entendons-nous bien. Je parle de cette philosophie occidentale qui dit libérer les femmes alors que la finalité (et ses conséquences) qu’elle poursuit à coups de matraquage en tout genre, par l’écrit, le son et l’image, c’est d’inculquer aux  femmes que leur rôle est de se soumettre aux pulsions du mâle, qui ne sont pas les pulsions des femmes, philosophie dont l’Orient ne veut pas. Je ne parle pas des femmes d’Occident, je sais et je suis sûr qu’elles préfèrent et mènent dans leur immense majorité une autre vie, plus réservée et plus sage que l’enfer qu’on leur fait miroiter. De bonnes musulmanes, somme toute, voilées du voile de la pudeur et du réalisme.
Et c’est parce que ce statut occidental que l’on veut imposer aux femmes jure avec l’âme profonde des femmes, que des Occidentales se convertissent à l’islam. Le contraire ne se produit jamais, ce n’est qu’un mensonge occidental ou comédie de 4 ou 5 chattes qui ne se soucient pas plus de religion ou de statut que de l’an quarante... à part apparaitre sous les feux de la rampe israélienne pour pouvoir éditer un livre.
Eh oui, les femmes  s’accrochent plutôt  à la loi de Mohamed pour rester femmes qu’au statut  " libérateur " de l’Occident moderne.
Je suis borné, fanatique et braqué islam ? Non, mais rien ne t’empêche de rêver.
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

Message par gaston21 le Mar 13 Fév - 17:26

Regardé hier soir sur ARTE "Mystérieuse Arabie". Que de femmes dans les rues! Et toutes si mignonnes! Les cheveux dans le vent et les cuisses bronzées! J'en ai encore les yeux qui louchent!!! Oui, on voit qu'elles disposent d'une liberté totale...
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Re: Mohamed et les droits de la femmes.

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